> Accueil JIM > Le dysfonctionnement érectile : un trouble aux répercussions multiples

Partenaires Partenaire





ACTUALITE MEDICALE

Le dysfonctionnement érectile : un trouble aux répercussions multiples

Publié le 10/02/2006   |  2 réactions Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Le dysfonctionnement érectile (DE) n'est évidemment pas censé améliorer la qualité de vie mais son impact semble être encore plus négatif dans les maladies chroniques à l'instar du diabète, du fait de la vulnérabilité accrue du sujet face à un trouble fonctionnel qui s'avère particulièrement fréquent dans ce contexte. Ce propos est illustré par une étude longitudinale d'une durée de 3 ans dans laquelle ont été inclus 1 456 malades atteints d'un diabète de type 2. Dans tous les cas, un questionnaire a permis de prendre en compte à la fois l'existence d'un DE et la qualité de vie (QV) tous les 6 mois. Celle-ci a été appréciée à l'aide du formulaire SF-36 et par la recherche de troubles dépressifs.

A l'état basal, plus d'un malade sur trois (34 %) signalait un DE fréquent, ce qui s'accompagnait d'une détérioration de toutes les échelles de la QV (non observée en l'absence de DE), le seuil de signification statistique n'étant cependant atteint que pour le fonctionnement physique (p=0,03). Un DE s'est installé au cours du suivi chez 192 participants, précédé par une altération de toutes les dimensions du SF-36 et une majoration des troubles dépressifs. En même temps que se manifestait le DE, se produisait une diminution marquée des performances physiques (p=0,0008), tandis que l'état général était perçu comme dégradé (p=0,02), tout autant que le fonctionnement social (p=0,04), les scores physiques et mentaux s'abaissant parallèlement (respectivement p=0,04 et p=0,07). Les symptômes dépressifs se sont en outre aggravés très nettement (p=0,001), avec en filigrane une détérioration de la qualité des relations sexuelles (p<0,0001).

Cette étude longitudinale est la première à démontrer l'impact négatif du dysfonctionnement érectile sur de multiples dimensions de la qualité de vie au cours du diabète de type 2.

Dr Joseph Miller


De Berardis G et coll. : "Longitudinal assessment of quality of life in patients with type 2 diabetes and self-reported erectile dysfunction" Diabetes Care 2005 ; 28 : 2637-2643.
© Copyright 2005 http://www.jim.fr

IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions

Quelle nouvelle !

Le 13 août 2012

Bien entendu « les symptômes dépressifs se sont aggravés très nettement, avec en filigrane une détérioration de la qualité des relations sexuelles. Cette étude longitudinale est la première à démontrer l'impact négatif du dysfonctionnement érectile sur de multiples dimensions de la qualité de vie au cours du diabète de type 2.»
Pourquoi alors avoir abandonné le mot impuissance et adopté celui de DE qui semble plus capable de dissimuler nos ignorances ou le refus de prise en charge des INHPDE5 par l’Assurance Maladie.
J. Doremieux

La LEC a d'autres indications que les calculs

Le 13 août 2012

La LEC a eu plusieurs indications dès 1986, en dehors des calculs rénaux : les maladies de La Peyronie, tout comme les périarthrites scapulo-humérale et les chondromatoses du genou.
Bien entendu, ce n’est pas en France que l’on eut pu pratiquer dans ces indications.
Jean Doremieux

Réagir à cet article