La sévérité des démences type Alzheimer conditionne en partie la réponse aux traitements symptomatiques, par exemple, les inhibiteurs de la cholinestérase. La vitesse à laquelle progresse la maladie permet-elle également de prédire la réponse à ces traitements ? C'est à cette question que répond une étude ouverte rétrospective dans laquelle ont été inclus 187 sujets atteints d'une maladie d'Alzheimer, initialement affectés au groupe placebo d'un essai randomisé destiné à évaluer l'efficacité de la rivastigmine. Ce médicament administré pendant 26 semaines à la dose quotidienne de 2 à 12 mg/ jour a été prescrit pendant les 26 semaines suivantes chez les malades initialement sous placebo. Les fonctions cognitives et les troubles neuropsychiques ont été évalués à l'aide d'échelles spécificiques et de scores, tels le MMS, tout au long du suivi thérapeutique. De cette approche, il ressort que la rivastigmine administrée pendant la phase ouverte de l'étude est d'autant plus bénéfique que la maladie a été plus évolutive pendant la phase pl. Si celle-ci progresse lentement, le bénéfice n'est pas pour autant nul, puisque le gain cognitif est alors d'un point (1,03) entre la 26ème et la 38ème semaine de traitement (p=0,02). Si la progression est plus rapide, le gain est proche de 5 points (4,97) dans le même laps de temps (p<0,001 entre la 26ème et la 38ème semaine du traitement ; p<0,001 versus le groupe où la maladie a progressé lentement). Cette réponse plus franche dans le cas d'un processus neurodégénératif à progression relativement rapide persiste après ajustement selon la sévérité de la maladie.
Ph T
Farlow MR et coll. : "Response of patients with Alzheimer disease to rivastigmine treatment is predicted by the rate of disease progression." Arch Neurol 2001; 58: 417-422.
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