Comme le signalent les auteurs de cet article : « Pediculus humanis capitis ou pou de tête est un parasite présent dans le monde entier à l'origine d'infestations de millions de cuirs chevelus chaque année ! ». Face à ce « fléau » le diagnostic reste essentiellement clinique reposant sur le prurit du cuir chevelu qui s'accompagne parfois d'une réaction eczématiforme en pèlerine du cou et d'adénopathies cervicales. La mise en évidence des oeufs (lentes) au niveau des tiges pilaires pose rarement de difficultés sur les chevelures brunes mais peut être plus délicat sur les cheveux châtains ou blonds.
La dermoscopie dont l'intérêt a déjà été souligné dans le diagnostic de la scabiose, peut également être appliquée au diagnostic de pédiculose. A Di Stephani et coll. insistent sur l'intérêt des nouveaux dermoscopes utilisant une source de lumière polarisée et qui ne requièrent pas le contact direct avec la zone examinée, ce qui évite donc le risque de transmission de la pédiculose par le biais de cet appareil. En dermoscopie, les oeufs adhérents aux tiges pilaires apparaissent assez clairs, ovoïdes et peuvent être facilement distingués des oeufs déshabités ou éclos qui sont plus foncés que ceux contenant des larves. Par ailleurs, la dermoscopie permet de différencier lentes et simples pellicules et en particulier de reconnaître les gaines coulissantes qui ne sont rien d'autre que des pellicules circonférentielles développées autour du cheveu dont l'aspect, sur cheveux foncés, est parfois extrêmement difficile à différencier de celui des lentes.
La dermoscopie trouve donc, là encore, un intérêt majeur dans une pathologie bénigne mais oh combien d'actualité en milieu scolaire !
Dr Patrice Plantin
Di Stephani A et coll. : "Dermoscopy for diagnosis and treatment monitoring of pediculosis capitis." J Am Acad dermatol 2006;54:909-11. © Copyright 2006 http://www.jim.fr
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