La pose d'un stent fait partie des stratégies possibles en cas d'échec d'une angioplastie (ATL) de l'artère rénale par ballon seul. Cependant, peu d'études multicentriques se sont intéressées au pronostic à long terme de ces patients. L'étude non randomisée ASPIRE 2 a donc été mise en place pour explorer cette question. Elle a inclus 208 patients présentant une sténose d'au moins 70 % de l'artère rénale, qu'elle soit primitive ou secondaire à une resténose, et chez lesquels une ATL au ballon seul a échoué. Les critères d'échecs étaient la présence d'une sténose résiduelle d'au moins 50 %, la persistance d'un gradient trans-lésionnel ou une dissection réduisant le flux artériel.
Il a été possible de mettre en place avec succès un stent (Palmaz) pour 182 des 227 lésions traitées (80,2 %). Le taux de resténose à 9 mois a été de 17,4 %. Les chiffres systolo-diastoliques de pression artérielle qui étaient de 168 ± 25/82 ± 13 mm Hg à la base ont significativement baissé, que ce soit à 9 mois (149 ± 24/77 ± 12 mm Hg) ou à 24 mois (149 ± 25/77 ± 12 mm Hg), p<0,001 dans les deux cas. La créatininémie moyenne n'a par contre pas changé à 9 et à 24 mois. Enfin, le taux d'évènement significatif était de 19,7 % à 24 mois.
En cas d'échec de l'angioplastie par ballon seul d'une sténose de l'artère rénale, la pose d'un stent semble donner de bons résultats à moyen terme notamment en matière d'hypertension artérielle.
Dr Benoît Tyl
Rocha-Singh K et coll. : "Evaluation of the Safety and Effectiveness of Renal Artery Stenting After Unsuccessful Balloon Angioplasty. The ASPIRE-2 Study." J Am Coll Cardiol 2005 ; 46 : 776-783. © Copyright 2006 http://www.jim.fr
Copyright © http://www.jim.fr
 |
Vos réactions |