> Accueil JIM > Le PLFSS 2007 ne déplaît pas à tous…

Partenaires Partenaire





PRO & SOCIETE

Le PLFSS 2007 ne déplaît pas à tous…

Publié le 16/10/2006 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le lundi 16 octobre 2006 – Les médecins libéraux ne décolèrent pas contre le taux de progression des dépenses qui leur a été alloué dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2007. A la fin de la semaine dernière, leur concert de protestations s’est étoffé de la voix de la Fédération hospitalière de France (FHF) qui considère que l’ONDAM de 3,5 % réservé à l’hôpital sera totalement insuffisant pour permettre aux établissements de sortir de la crise financière dans laquelle nombre d’entre eux sont désormais comme enlisés.

 

Une vieille revendication

 

Les critiques n’ont cependant pas été seules à pleuvoir sur le PLFSS qui semble avoir satisfait, tout du moins à la faveur de son article 34, une grande partie de la profession infirmière. On se souvient comment l’ouverture d’un droit à la prescription, notamment en ce qui concerne certains dispositifs médicaux, est une revendication défendue de longue date par les infirmières. Le syndicat Convergence Infirmière rappelait ainsi dans sa lettre du 13 octobre comment dès 1999, « Anne-Marie Brocas, missionnée par le ministère de l’époque, avait préconisé une plus grande autonomie et le principe de la prescription, dans un rapport relatif aux professions paramédicales ». Plus récemment, à l’occasion du premier forum infirmier européen, qui s’est tenu en France en juin dernier, des professionnelles de l’Europe entière ont comparé leurs diverses situations et notamment évoqué le droit de prescription acquis par leurs consœurs allemandes et britanniques. En Grande-Bretagne, dans un contexte de mauvaise démographie médicale, mais également animés par une volonté d’offrir plus d’autonomie aux infirmières, les pouvoirs publics permettent en effet à ces dernières, de prescrire depuis ce printemps tous les médicaments, à l’exception des produits considérés comme des stupéfiants.

 

Plus besoin de la signature du médecin, pour prescrire un set de pansements !

 

A l’aune de cet exemple anglais, le petit pas français de cet automne 2006 semble infime mais a été largement salué par le syndicat Convergence comme la naissance d’un nouvel espoir. L’article 34 du PFLSS 2007 indique en effet : « Un arrêté des Ministres chargés de la santé et de la Sécurité Sociale pris après avis de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des produits de santé et de la Haute Autorité de santé fixe la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers, lorsqu’ils agissent sur prescription médicale, peuvent prescrire à leur patients sauf en cas d’indication contraire du médecin et sous réserve, pour les dispositifs médicaux pour lesquels l’arrêté le précise, d’une information du médecin traitant désigné par leur patient ». Ce droit de prescription concerne les « dispositifs médicaux » désignés par l’article L 5211-1 du code de santé publique comme des « instruments, appareils, équipements, matières, produits à l’exception des produits d’origine humaine (…) destinés à être utilisés chez l’homme à des fins médicales et dont l’action principale voulue n’est pas obtenue par des moyens pharmacologiques ou immunologiques ni par métabolisme, mais dont la fonction peut être assistée par de tels moyens ». Il s’agit concrètement d’une série de dispositifs qui peut aller « du lit médicalisé au bas de contention en passant par la sonde urinaire, le set à perfusion (…), les poches de stomie pour les matériels, le set à pansements, les produits de nettoyage, les bandes, les hydrogels, hydrocolloïdes ou autres hydrocellulaires pour les pansements, les pommades et les produits médicamenteux d’utilisation courante » liste Convergence Infirmière.

L’action positive de Convergence infirmière


La première intention du législateur semblait de vouloir soumettre toute prescription d’infirmière à « un retour d’information systématique au médecin traitant », comme l’explique le syndicat Convergence Infirmière. Grâce à l’action de cette organisation, le caractère systématique d’une telle mesure, qui aurait principalement contribué à une augmentation des coûts et des démarches administratives paralysantes, a été évité. « Néanmoins, souligne Convergence, certains dispositifs (…) nécessiteront une transmission de l’information, ne serait-ce que par l’importance de l’acte de soins qu’ils induisent ou plus simplement pour qu’il n’y ait pas de double prescription ».



A.H.


Vous pouvez lire sur un thème proche :


IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE