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En France, la « valeur » travail souffre de stress !

Publié le 30/04/2007 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le lundi 30 avril 2007 – Alors que la campagne électorale aura été l’occasion de remettre en avant en France la « valeur travail », dans certaines grandes entreprises de notre pays, une réflexion profonde était parallèlement engagée sur les risques de dépression et de suicide associés aux conditions de travail. Touchés par plusieurs suicides, Renauld, EDF et PSA Peugeot-Citroën ont ainsi choisi d’évoquer récemment ce phénomène avec plus de transparence, brisant un tabou qui pèse encore profondément sur la société française.

 

La France, mauvaise élève

 

Pour les spécialistes de ces questions, la prise de parole qui commence à émerger dans les entreprises est tout à la fois tardive, mais témoigne également de l’ampleur du problème. A l’occasion de la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail ce samedi 28 avril, l’Organisation mondiale de la Santé révélait en effet que la France est après l’Ukraine et les Etats-Unis le pays où les dépressions liées aux conditions de travail sont les plus nombreuses. Ce triste classement fait écho aux constatations des spécialistes. Olivier Drevon, vice président de l’Union nationale des cliniques psychiatriques privées affirme ainsi recevoir « de plus en plus de patients en état d’épuisement professionnel, qui viennent consulter tardivement et souffrent d’anxiété par rapport à leur travail et à la perspective de le perdre ».

 

Epidémiologie inexistante

 

Les lacunes de la France face à la santé mentale de ses travailleurs ne résident pas seulement dans l’absence de campagnes de prévention efficaces, mais s’observent également dans l’inexistence de son épidémiologie. « La France n’a pas de chiffres officiels sur le nombre de suicides liés au travail. Même le nombre de suicides sur le lieu de travail n’est pas connu » explique ainsi Dominique Chouannière, chef du projet « stress au travail » à l’Institut national de recherche et de sécurité. Pour sa part, le vice président du Conseil économique et social, Christian Larose estime qu’entre 300 et 400 suicides par an sont liés au travail.




A.H.



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