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Pour les infirmières, le gouvernement est déjà en vacances !

Publié le 12/07/2007 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le jeudi 12 juillet 2007 – Si on ne l’avait pas entendu ce mardi 10 juillet annoncer la fin de la vaccination obligatoire par le BCG, on pourrait croire Roselyne Bachelot en vacances. Tel est tout du moins le sentiment qui domine à la lecture des récents communiqués diffusés par plusieurs organisations d’infirmières. Le silence estival du ministère a d’abord été dénoncé ce 3 juillet par l’Union nationale des infirmières de bloc opératoire (UNAIBODE). Alors que l’intervention du professeur Guy Vallancien, à l’occasion de la journée nationale de la chirurgie organisée par la Fédération hospitalière de France (FHF), qui concernait entre autres la mission des IBODE, suscite depuis plusieurs jours une vive polémique, l’absence de réaction du ministère de la santé a été vivement regrettée par le syndicat. Prenant la plume avec l’Association des enseignants des écoles d’infirmiers de bloc opératoire (AEEIBO), l’UNAIBODE a en effet demandé « solennellement » au ministre de sortir de son rôle d’observateur muet et de « dénoncer » les propos du chirurgien. Les appels à l’arbitrage émanant des IBODE seront restés sans réponse.

Publication des nouveaux tarifs des infirmières libérales attendue dans les « prochains jours »

Quelques jours plus tard, c’était au tour des infirmières libérales et de leurs quatre syndicats représentatifs (la FNI, Fédération nationale des infirmières, l’ONSIL, Organisation nationale des syndicats d’infirmiers libéraux, le SNIIL, Syndicat national des infirmiers et infirmières libéraux et CI, Convergence Infirmière) de s’inquiéter de l’absence de publication au journal officiel de leur nouvelle convention. Ce manquement empêche l’entrée en vigueur des augmentations de tarif négociées en avril et définitivement actées le 22 juin dernier par une signature des organisations et de l’Union nationale des caisses d’assurance maladie. Le retard des pouvoirs publics suscite une profonde ire chez les professionnelles libérales qui sont appelées à la manifestation ce samedi 14 juillet par l’ONSIL. Le communiqué de ce syndicat révèle d’ailleurs que la colère peut être à l’origine de jolies figures de style : on peut lire en effet que l’ONSIL convie « l’ensemble des infirmiers libéraux à manifester (…) face à cette déconsidération qu’ils considèrent comme un affront » ! Pour sa part CI publie un communiqué ce mercredi 11 juillet, indiquant que les dernières informations transmises par le ministère font état d’une parution au Journal officiel « dans les prochains jours ».

Les infirmières n’apparaissent pas comme une « priorité » du gouvernement

Pour répondre à sa promesse faite le 14 juin aux dix organisations d’infirmières et d’étudiants* militant pour une meilleure reconnaissance du diplôme d’infirmière et pour l’intégration du cursus dans le système LMD (licence master doctorat), le ministère de la Santé devra également agir dans les tous « prochains jours ». Il semble pourtant ne pas s’y résoudre. On se souvient que recevant les manifestantes qui défilaient avenue de Ségur, le directeur de cabinet du ministre Roselyne Bachelot avait promis qu’une réunion se tiendrait avant le 15 juillet et qu’elle serait l’occasion de signer une lettre de cadrage concernant les études d’infirmière. Pourtant, en ce 12 juillet, nulle nouvelle rencontre n’a été organisée. Les informations obtenues sur ce point par les dix syndicats au cœur de ce combat révèlent que le gouvernement pourrait bien remettre à plus tard ses premiers travaux. Si la lettre de cadrage a bien été préparée, elle tarde en effet à être signée par les ministères concernés. Aussi, « les conseillers de la ministre veulent repousser à septembre la présentation de cette lettre et passer sous silence leur promesse de rencontre » révèle un communiqué commun diffusé ce mercredi 11 juillet. Cet ajournement n’est pas sans susciter un vif désarroi chez les infirmières et étudiantes qui remarquent qu’alors « que d’autres dossiers s’ouvrent cet été, une fois de plus la profession infirmière n’est pas une priorité ». A l’image de cette dernière phrase, il apparaît qu’au-delà de leurs différentes revendications, l’ensemble des organisations représentant les infirmières fait l’amer constat d’un constant « mépris » du gouvernement à leur égard.



A.H.


* La Coordination nationale infirmière (CNI), Sud Santé, le Syndicat national des infirmières conseillères de santé (SNICS-FSU), le Syndicat national des infirmiers infirmières éducateurs de santé (SNIES-UNSA), CI, le SNIIL, l’UNAIBODE, Atout cadre de santé, l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) et la Coordination des étudiants en soins infirmiers (CESI)




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