L’innocence du Wi-Fi demeure contestée

Paris, le vendredi 14 septembre 2007 – Le 20 août dernier, les spécialistes des télécommunications modernes se félicitaient d’apprendre que la technologie Wi-Fi qui permet d’accéder à internet grâce à une connexion sans fil, serait bientôt accessible dans les trains sillonnant la Grande-Bretagne. Alors que cette avancée était saluée par de nombreux observateurs et semblait témoigner d’une nouvelle percée britannique dans ce domaine, d’autres polémiques, contredisant fortement les annonces précédentes, ont commencé à défrayer la chronique quelques jours plus tard. Londres s’interroge en effet depuis quelques semaines sur l’opportunité d’interdire le Wi-Fi dans les écoles. Comme toute technologie fonctionnant grâce à des champs électromagnétiques, le Wi-Fi inquiète en effet un nombre croissant de nos congénères et l’on redoute sans surprise que les premières victimes des ondes qui constituent notre quotidien ne soient nos chères têtes blondes.

Pollution électromagnétique

Répondant à l’inquiétude des populations, attisée par quelques études scientifiques contradictoires, certains gouvernements, à l’instar de celui de Gordon Brown, ont commencé à émettre des recommandations. L’Allemagne incite ainsi depuis quelques temps les férus d’informatique « à préférer autant que possible l’utilisation de solutions filaires traditionnelles plutôt que des connexions sans fil ». En France, alors que le Centre de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (CRIIREM) dénonce les dangers des téléphones associant ondes GSM et Wi-Fi, l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale et du travail (AFSSET) a été saisie par les ministères de la Santé et de l’écologie afin de faire le point sur ces questions. A l’occasion de son dernier rapport sur les méfaits éventuels des téléphones mobiles et de leurs antennes relais, l’AFSSET avait noté en 2005 que « des connaissance étendues existent sur (…) les effets biologiques d’expositions » à la fréquence porteuse du WIFI (2450 MHz) et que « les résultats obtenus (…) ont été globalement négatifs ». Bien que l’utilité de nouvelles études ait été soulignée par l’agence, elle remarquait qu’il est « peu probable que les conditions d’utilisation du WiFI soient sources de problèmes spécifiques (à cause des durées et niveaux d’exposition) ». Le rapport demandé aujourd’hui par le gouvernement à l’AFSSET qui sera rendu avant la fin de l’année 2008 devra prendre en compte l’extension de la technologie au cours des dernières années. Il établira également certainement une analyse des dernières études menées dans ce domaine. Aux Etats-Unis, un groupe de scientifiques affirme dans un rapport intitulé « Bio Initiative » et publié à la fin du mois d’août que « la pollution électromagnétique » est à l’origine d’un très grand nombre de dangers pour la santé et cite pêle-mêle désordres acoustiques, risque accru de maladie d’Alzheimer et développement de multiples cancers. Face à l’immobilisme de l’OMS, les scientifiques américains exhortent : « notre société ne peut plus se payer le luxe d’attendre ».

A.H.

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