Une grève des urgentistes quelque peu anesthésiée ?

Paris, le jeudi 17 janvier 2008 – Lors du ralliement des anesthésistes à son mouvement de grève au début du mois, l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) avait voulu y voir un signe positif, alors que son action restait peu médiatisée et fortement minimisée par le ministère de la Santé. L’union n’aura cependant pas survécu à la signature ce 15 janvier d’un protocole d’accord entre Roselyne Bachelot et trois syndicats représentant les praticiens hospitaliers sur le rachat des jours accumulés dans les comptes épargnes temps (CET). Le Syndicat des anesthésistes réanimateurs (SNPHAR) a en effet levé hier son préavis de grève et ne participe pas ce jeudi 17 janvier à la grève des soins non urgents programmée depuis quelques jours par les urgentistes. Michel Dru, président de l’organisation a cependant souligné que l’accord signé ce mardi ne pouvait constituer qu’un « premier pas ». Désormais cavalier seul, Patrick Pelloux, bien que soutenu par la Confédération des hôpitaux de Paris (CPH) qui a refusé l’accord, maintient avec détermination ses revendications. Outre sa volonté de voir enfin reconnue la pénibilité du travail des médecins urgentistes, son principal souhait est d’être personnellement reçu par le ministère de la Santé, alors qu’il a été écarté de la table des négociations ces dernières semaines. Dans l’attente d’une réponse de Roselyne Bachelot, le président de l’AMUF rappelle qu’aujourd’hui, les patients « qui se présenteront aux urgences et qui ne nécessitent pas l’intervention d’un urgentiste seront adressés aux médecins libéraux situés à proximité de l’hôpital ».

A.H.

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Vos réactions (2)

  • "Une grève des urgentistes quelque peu anesthésiée ? "

    Le 18 janvier 2008

    Enfin! L'avantage de cette greve est enfin de mettre une régulation à l'entrée des urgences hospitalières, comme le propose le Dr PELLOUX. Il va de soi que celà devrait etre une situation normale et non pas de greve : des urgentistes qui font la greve des soins NON-URGENTS : il faut vraiment vivre en France pour que les médias n'aient pas relevé la totale incongruité loufoque de cette proposition...

    Herve LE NEEL

  • "Une grève des urgentistes quelque peu anesthésiée ? "

    Le 20 janvier 2008

    L'activité des urgences hospitalières semble être faite à + ou - 80% de consultations qui coûtent plus de 200 euros pièce pour une quarantaine d'euros si le médecin traitant intervient (cour des comptes).Organisons la permanence des soins en ville et l'on réglera une bonne partie du problème.

    Dr J.Lecoeur

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