Une nouvelle progression du numerus clausus attendue en 2008

Paris, le vendredi 18 janvier 2008 – Présentant ses propositions pour la réforme de la première année de médecine (PCEM1), l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) a souligné la semaine dernière que toute nouvelle hausse du numerus clausus devrait s’accompagner dans l’avenir d’une augmentation parallèle de moyens. A l’heure où le gouvernement vient d’annoncer que le numerus clausus continuerait à progresser en 2008, on ne sait si le souhait de l’association étudiante a été étendu.

Insuffisant

Roselyne Bachelot qui présente aujourd’hui ses vœux prévoit en 2008 un passage du numerus clausus de 7 100 à 7 300. Après avoir connu son plus bas niveau en 1993 où il était de 3 500, le nombre d’étudiants autorisés à s’inscrire en PCEM 2 connaît une hausse régulière depuis la fin des années 1990 passant de 5 500 en 2005 à plus de 7 000 aujourd’hui. Le niveau de 1977 (8 736) est cependant encore loin d’être atteint, d’autant plus que le seuil préconisé par les pouvoirs publics est fixé à 8 000 et qu’il devrait être rejoint en 2011. Les estimations de la Direction des études et des statistiques (DREES) du ministère de la Santé qui soulignait en 2005 qu’avec un numerus clausus inchangé fixé à  7 000 la densité de médecin baisserait de 16 % en 2025 par rapport à 2002 sont à l’origine de la politique actuelle. Avec un nombre d’étudiants pouvant s’inscrire en PCEM2 de 8 000 par an, une baisse de la densité de 11 % est cependant à prévoir. Les disparités régionales pourraient en outre rester importantes, même si le ministère souhaite que la hausse des effectifs se concentre cette année dans les régions sous-dotées.

A.H.

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