Lutte contre la maladie d’Alzheimer : Nicolas Sarkozy retrouve ses anciennes priorités !

Paris, le vendredi 1er février 2008 – Pour le candidat à l’élection présidentielle Nicolas Sarkozy, la première des priorités en matière de santé publique, s’appelait « Alzheimer ». Doper la recherche dédiée à cette maladie qui concerne 225 000 nouvelles personnes chaque année et offrir aux patients et à leurs familles une meilleure prise en charge semblaient éclipser dans le discours du futur chef de l’Etat tous les autres enjeux sanitaires. Installé à l’Elysée, le nouveau Président de la République n’oublia pas ses engagements et confia au professeur Joël Ménard la mission de présenter rapidement ses recommandations devant servir de base à un « plan Alzheimer », le troisième depuis le programme présenté en 2001 par Bernard Kouchner. Les conclusions furent bientôt dévoilées : le très sévère constat dressé à l’encontre de la recherche sur la maladie d’Alzheimer et l’absence de détail concernant le financement de mesures qui se voulaient très ambitieuses furent plus particulièrement remarqués. Fort de ces recommandations, Nicolas Sarkozy promit que le plan serait présenté dès les premiers jours de 2008.

Florence Lustman

Janvier parut et ce fut la déception des associations et un certain étonnement de la part des médias. Bien que le porte-parole de l’Eysée affirmait dans un communiqué daté du 3 janvier que la mise en œuvre ne connaissait pas « de retard particulier », les organisations ne pouvaient que regretter ce contretemps. Il fallut finalement attendre un mois et jusqu’à ce 1er février 2008 pour que le programme de santé publique si cher au cœur de Nicolas Sarkozy soit dévoilé. C’est à Nice que le Président de la République évoque ce dossier aujourd’hui, après avoir adressé une lettre de mission à Florence Lustman, inspecteur général des finances et qui a été désignée par l’Elysée pour « piloter la mise en œuvre interministérielle du plan sur l’ensemble de ses volets ». Cette dernière est notamment chargée de rendre compte deux fois par an au Président de la République de son action et devra préparer en 2011 une évaluation de la mise en œuvre du plan. Celui-ci a pour principaux axes d’une part le renforcement de la recherche et d’autre part la création de structures visant à permettre le plus possible le maintien à domicile.

Franchises

Qu’il s’agisse des travaux de recherche ou de la prise en charge des patients, un effort de coordination devra être fait. Ainsi, tandis qu’une fondation de coopération scientifique adossée à l’Inserm devrait être créée, le chef de l’Etat plaidera également aujourd’hui à Nice pour la mise en place de « maisons Alzheimer » et pour la désignation d’un professionnel de santé référent pour chaque patient. En outre, parmi les dispositions les plus marquantes, figurent la création de 30 000 « places Alzheimer » en maison de retraite dans des unités de soins spécialisées et la mise en place de 15 000 nouvelles places d’accueil temporaire. Selon les Echos, ce 1er février, l’ensemble des mesures prévues représentera un coût de 1,5 milliards d’euros sur cinq ans. Nicolas Sarkozy se fera fort de rappeler aujourd’hui que le financement du plan sera assuré par les recettes dégagées des franchises médicales ; les associations assurent aujourd’hui que ces sommes seront largement insuffisantes.

A.H.

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