Le ministre tente de ne pas (trop) froisser les EGOS des médecins

Paris, le lundi 11 février 2008 – Les manifestations, cet automne, des étudiants en médecine, très fortement opposés à l’instauration de mesures contraignantes concernant l’installation des médecins sur le territoire ont été un prélude à la naissance des Etats généraux de l’organisation de la santé (EGOS). Se souvenant de cet augure, le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot s’est concentrée ce vendredi 8 février lors de l’audition publique parisienne des EGOS sur les mesures incitatives à l’installation qu’elle projetterait de prendre. Parmi elles, aura notamment été remarquée la volonté du gouvernement d’aider à hauteur de 50 000 euros par instance la création de 100 maisons de santé pluridisciplinaires. Roselyne Bachelot a également indiqué qu’elle souhaitait « faciliter » l’exercice « en cabinets secondaires et l’exercice à temps partiel, le cas échéant en complément d’un temps partiel hospitalier ». Le spectre des mesures contraignantes ne semble cependant pas s’être totalement évanoui. Laissant à Annie Podeur,  la directrice de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS), la difficile tâche de se montrer plus exhaustive, Roselyne Bachelot aura en effet rapidement indiqué qu’elle n’excluait pas « de manière ciblée, et dans des cas très spécifiques, des mesures de régulation ». La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a d’ores et déjà indiqué qu’elle refusait l’idée qu’un « effort de solidarité », selon l’expression d’Annie Podeur, puisse être imposé aux médecins. Cette audition des EGOS aura également été marquée par plusieurs manifestations, dénonçant d’une part le fait que les discussions des états généraux concernent aujourd’hui majoritairement le sort des médecins et d’autre part l’instauration des franchises médicales.

A.H.

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