Le plan cancer a permis de grandes avancées, mais les inégalités demeurent !

Paris, le vendredi 13 juin 2008 – Le plan cancer ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. Telle est l’une des principales conclusions du rapport de la Cour des comptes à propos du programme lancé en 2003 par le Président de la République, Jacques Chirac. « Il serait vraiment dommageable de laisser ce plan en route » a en effet commenté Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes. Fidèle au caractère pointilleux qu’on lui reconnaît fréquemment, le président de la Cour des comptes ne s’est pas attardé sur les « incontestables effets positifs » du plan mais a préféré énumérer les efforts qui restent à réaliser. Ainsi, parmi les priorités qui devraient désormais occuper les promoteurs de ce plan, les hauts magistrats insistent notamment sur la réduction des inégalités. En effet, malgré « d’incontestables avancées », le plan n’a « que partiellement réduit les inégalités d’accès aux soins » remarque le rapport de la Cour, tandis que Philippe Séguin a appelé à la définition de critères de qualité plus stricts. Dans cette perspective, il a regretté que la procédure d’agrément en cancérologie connaisse des retards de mise en place. Enfin, alors que l’aide aux malades avait été présentée comme un point phare du plan cancer, la Cour des comptes a déploré que l’amélioration de l’insertion professionnelle soit demeurée au point mort. Il a également pointé du doigt le « dispendieux service téléphonique » Cancer Info Service.

A.H.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article