Roselyne Bachelot, une bonne élève qui doit faire ses preuves…

Paris, le lundi 16 juin 2008 – En ce jour où s’ouvrent les épreuves du baccalauréat, le Parisien évoque les premiers résultats de l’évaluation des ministres. On y découvre Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, en bonne élève, notamment parce qu’elle a déjà posé les jalons des réformes souhaitées par le Président de la République, Nicolas Sarkozy, en matière de santé. On le sait, ces réformes reposent entre autres sur la mise en place des Agences régionales de Santé (ARS). Si du lycée Ségur, Roselyne Bachelot a déjà lancé plusieurs concertations autour de ce vaste chantier, il est probable que le ministre ait besoin de plus de philosophie que ne le laissaient supposer des débuts faciles. Il lui faudra en effet probablement faire ses preuves, car l’examen de sa future réforme par les syndicats confirme que les contestations seront nombreuses.

« Reconfiguration »

Philippe Ritter, préfet honoraire chargé d’un rapport sur la création des ARS, dont les conclusions avaient été remises au ministère de la Santé en mars dernier l’avait prédit : ces nouvelles agences auront un très fort « impact sur les services déconcentrés » écrivait-il. En effet, elles doivent « se substituer aux ARH, aux URCAM, aux Missions régionales de santé (MRS), aux Groupement régionaux de santé publique (GRSP) et vont conduire à une profonde reconfiguration des DDASS et DRASS ». Cette « reconfiguration » est d’ores et déjà l’objet d’une vive colère : six syndicats du ministère de la Santé (CGT, Sud, FO, Unsa, Sniass, CFTC) appellent les fonctionnaires à la grève le 19 juin afin de défendre les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass, Drass). Une manifestation est également programmée destinée à dénoncer « la disparition programmée » de ces services. Les agents du ministère de la Santé souhaitent évidemment défendre leur peau, ils redoutent ainsi que la mise en place des ARS ne signe la fin du « statut de fonctionnaires d’Etat » pour de nombreux agents. Mais c’est également, la légitimité du dispositif qui est contestée. Pour les organisations, les ARS mettront en effet en œuvre « la rupture entre le soin et le social puisque ce dernier restera traité dans un cadre départemental ou communal ».

A.H.

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