Hausse des infections nosocomiales en 2006

Paris, le 21 juillet - Le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire signale que les infections nosocomiales rares ou graves ont été en hausse de 16 % en 2006, par rapport à 2004 ou 2005. Le Centre de coordination de la lutte contre les infections nosocomiales et la Direction des affaires sanitaires et sociales ont reçu 1 007 signalements pour l’année 2006, provenant de 431 établissements de santé et  totalisant 3 239 infections. Le nombre total d’infections nosocomiales est estimé à 750 000 chaque année mais seuls les cas graves ou rares doivent faire l’objet d’une déclaration. Les infections à Clostridium difficile (19 % des signalements) ont nettement progressé en 2006, la moitié provenant de la région Nord-Pas-de-Calais touchée par une épidémie due à une souche particulièrement sévère (dite 027) au début de l’année. Les micro-organismes les plus fréquemment en cause sont le Staphylococcus aureus (11 %), les entérobactéries (9 %) et le  Pseudomonas aeruginosa (8 %). Dans le même numéro du BEH, une autre étude révèle une «forte recrudescence des cas de listériose en France ». L’incidence de la listériose avait nettement diminué entre 1987 et 2001 pour se stabiliser jusqu’en 2005 autour de 3,5 cas par million d’habitants. En 2006, elle est brutalement passée à 4,6 cas/million d’habitants en 2006, allant jusqu’à atteindre 5 cas/million en 2007. De nombreuses hypothèses sont avancées pour expliquer cette recrudescence des cas de listériose. Elle pourrait s’expliquer par un changement dans la conservation des aliments, et notamment l’allongement des dates limites de consommation de certains produits. D’autres chercheurs mettent en cause la baisse de la teneur en sel des aliments ou encore la vogue pour les produits crus en France, tels que sushis et poissons marinés.

AC

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