La mortalité cardiovasculaire a diminué ces dernières années
dans la population générale et chez les hommes diabétiques.
L’absence d’amélioration constatée chez les femmes diabétiques
s’explique-t-elle par un profil de risque particulièrement
défavorable ou par une moins bonne prise en charge ?
Un important registre allemand a permis d’effectuer une analyse
transversale concernant le traitement et le contrôle des facteurs
de risque cardiovasculaire de 44 893 diabétiques de type 2 (51 % de
femmes). La pression artérielle systolique restait ≥ 140 mm
Hg dans 63 % des cas, le LDL cholestérol était ≥ 130 mg/dl
pour 48 % des patients et l’HbA1c était ≥ 8 % pour 24 %. Le
traitement anti HTA associait plus de deux molécules pour 39 % des
sujets, le traitement hypocholestérolémiant comportait au moins une
molécule dans 32 % des cas et le traitement par antidiabétiques
oraux comportait au moins deux molécules différentes ou de
l’insuline pour 39 % des sujets.
Parmi les patients ayant un antécédent cardiovasculaire (9 521
hommes et 8 050 femmes), les femmes avaient un contrôle
significativement moins bon que les hommes pour l’HTA, le
cholestérol LDL et l’HbA1c ; un traitement hypolipémiant était
significativement moins souvent prescrit chez elles. Parmi les
patients n’ayant pas d’antécédent cardiovasculaire seul le contrôle
de l’hypercholestérolémie était moins satisfaisant chez les
femmes.
Cette étude, exceptionnelle par le nombre de sujet inclus,
montre que les femmes ayant un diabète de type 2 ont un moins bon
contrôle que les hommes pour des facteurs de risque
cardiovasculaire reconnus et modifiables. La couverture par
traitement hypocholestrerolémient semble particulièrement
améliorable chez les femmes ayant un antécédent
cardiovasculaire.
Dr Laurence Du Pasquier
Gouni-Berthold I et coll : Sex disparities in the treatment and control of cardiovascular risk factors in type 2 diabetes. Diabetes Care 31:1389-1391,2008.
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