Roselyne Bachelot veut doubler le nombre de radiophysiciens d’ici 2011

Paris, le mardi 16 décembre 2008 – Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, avait achevé son année 2007 en présentant 33 mesures destinées à améliorer la sécurité et l’accessibilité à la radiothérapie dans notre pays, afin de répondre à une situation périlleuse, mise en évidence par les accidents survenus à Epinal et à Toulouse. Un an plus tard, la radiothérapie est de nouveau au cœur des préoccupations du ministre comme en témoigne l’installation ce lundi 15 décembre d’un comité national de suivi chargé d’apprécier l’application effective des 33 mesures détaillées l’année dernière. Celui-ci sera présidé par le Professeur Dominique Maraninchi, président de l’Institut national du cancer.

Valse des diplômes

Le comité qui s’est engagé à remettre un rapport tous les six mois au ministre de la Santé et qui a pour tâche de présenter des « actions concrètes et un calendrier de mise en œuvre » dès sa prochaine réunion au début de l’année 2009 orientera son travail vers quatre axes différents. Le premier est dédié aux métiers de la radiothérapie. A cet égard, Roselyne Bachelot a rappelé sa volonté de voir doubler le nombre de radiophysiciens d’ici 2011. Pour ce faire, plusieurs voies sont déjà explorées. Ainsi, « un projet de décret et d’arrêté (…) viennent d’être soumis à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en vue d’un élargissement de l’accès au diplôme de qualification en physique radiologique et médicale (DQPRM) » pour l’heure uniquement délivré par l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN). Ces textes devraient également contribuer à la validation des diplômes étrangers. Le ministre souhaite également que soient rapidement reconnus « des métiers corollaires, comme les dosimétristes ou les techniques de radiophysique médicale » afin d’alléger les missions des radiophysiciens.

Soixante établissements à surveiller

Il reviendra également au comité de s’intéresser prioritairement aux établissements qui présentent aujourd’hui des difficultés. En juin dernier, l’Autorité de sûreté nucléaire avait signalé que sur les 175 centres nationaux de radiothérapie, vingt-sept présentaient une situation particulièrement difficile « notamment en raison des effectifs trop faibles en radiophysique médicale », a rappelé hier le ministre. L’Autorité de sûreté nucléaire appelait même à la fermeture de sept établissements. Pour l’heure grâce à l’action de « la cellule nationale d’appui » et des agences régionales de l’hospitalisation, un seul centre a dû effectivement fermer. Cependant, la situation reste très difficile, tandis qu’une soixantaine d’autres centres nécessitent « un suivi rapproché ». Aussi, la gestion des situations difficiles en lien avec l’Institut national du cancer et du ministère de la Santé appartiendra à un sous groupe de travail de la commission.

Déclarations simplifiées des accidents

Enfin, les deux autres sujets phares de ce groupe concerneront « la qualité et la sécurité des pratiques » et la recherche. Sur le premier point, le ministre a rappelé qu’était aujourd’hui expérimentée sous l’égide de l’ASN et de la Société française de radiothérapie oncologique (SFRO) une simplification de la déclaration des événements de radioprotection. Par ailleurs, Roselyne Bachelot a estimé « indispensable de réfléchir à une coordination de la déclaration d’événements variés par des professionnels différents, du radiothérapeute aux autres médecins et professionnels en charge du patient ».

A.H.

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