Exclusif : la majorité des professionnels de santé est favorable à l’affichage des tarifs

Paris, le jeudi 5 mars 2009 – En application de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2008, a été publié au Journal officiel le 12 février, un décret rendant obligatoire pour tous les professionnels de santé et non plus seulement les médecins et les kinésithérapeutes, l’affichage de leurs honoraires dans leur salle d’attente. Le texte, entré en application le vendredi 13 février, met par ailleurs en place de nouvelles obligations concernant l’affichage des médecins et des kinésithérapeutes. En effet, tous les professionnels de santé doivent préciser, outre « les tarifs des honoraires ou fourchettes de tarifs des honoraires qu’ils pratiquent ainsi que le tarif de remboursement par l’assurance maladie », le montant des cinq actes les plus couramment pratiqués. Concernant les praticiens installés en secteur 2, le décret signale qu’ils doivent mentionner cette situation et rappelle que les honoraires doivent dans ce cas être fixés avec « tact et mesure ».

Transparence

L’obligation de l’affichage des tarifs est plutôt observée d’un bon œil par les syndicats, qui considèrent que cette mesure de transparence permet de révéler aux patients que contrairement à ce que pourrait laisser croire un certain emballement médiatique, le « tact et la mesure » sont depuis longtemps la règle dans les cabinets médicaux, qu’il s’agisse des dépassements d’honoraires des médecins exerçant en secteur 1 ou des tarifs pratiqués par les praticiens installés en secteur 2. De même, les professionnels de santé interrogés sur ce point sur le JIM se déclarent très majoritairement favorables à ce dispositif. En effet, 71 % de nos lecteurs ont manifesté leur adhésion à l’obligation d’afficher dans toutes les salles d’attente des professionnels de santé les taris des honoraires pratiqués, tandis que seuls 27 % n’ont pas jugé cette mesure positive. Ces derniers ont certainement voulu manifester dans cette opposition d’une part la difficulté de fixer sans dérogation un tarif dont l’appréciation répond pourtant à de nombreux critères (situation sociale du patient, actes pratiqués, fréquence des consultations…) et d’autre part l’imperceptible transformation par ce biais des cabinets médicaux en « épicerie » où l’on affiche les prix !

A.H.

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