Pharmacie : le numerus clausus inchangé

Paris, le lundi 20 avril 2009 – Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens s’était étonné au mois de mars dernier de la volonté affichée du ministère de la Santé de ne pas augmenter le numerus clausus en pharmacie cette année. Cette surprenante tendance vient cependant d’être confirmée, comme l’a révélé à la fin de la semaine dernière la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Ainsi, dans les vingt-quatre facultés de pharmacie de France, on comptera à la fin de l’année 3 090 étudiants admis en deuxième année, alors que plus de 11 200 personnes sont inscrites en première année. Pour les responsables de la formation, la décision du gouvernement est difficilement compréhensible à plusieurs égards. Le président de l’Ordre, Jean Parrot déplore notamment que cet immobilisme ne tienne pas compte de l’évolution démographique des pharmaciens, marquée par un vieillissement des praticiens et une légère diminution du nombre de titulaires d’officine. En outre, il semble que ce choix du gouvernement ne puisse être expliqué par des considérations économiques. En effet, l’Ordre a déjà fait valoir au mois de mars que la volonté affichée du gouvernement d’amener le numerus clausus à 3 300 d’ici 2012 était déjà dotée des moyens nécessaires. Tous les espoirs ne peuvent plus désormais reposer que sur les années à venir, tandis que la promotion 2009 connaîtra de nouveau les affres d’un concours très sélectif. Soulignons par ailleurs qu’en médecine, le numerus clausus est fixé à 7 400 pour 2009.

A.H.

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