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Diabète de type 2 : de bons résultats en phase II pour l'aleglitazar

Publié le 08/07/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les PPARs sont des régulateurs du métabolisme glucidique et lipidique d'un grand intérêt potentiel dans le traitement du diabète de type 2. Les agonistes PPARα stimulent l'oxydation lipidique, diminuent les taux de triglycérides, augmentent le taux de HDL cholestérol et ont une activité anti-athéromateuse. Les fibrates agissent par la voie des PPARα. Les agonistes PPARγ stimulent la différentiation adipocytaire, augmentent la sensibilité à l'insuline, diminuent la glycémie et ont des effets pléiotropes démontrés expérimentalement. Les glitazones agissent par la voie des PPARγ. Une molécule associant un double effet agoniste PPARα/γ est donc susceptible d’avoir un intérêt majeur dans le traitement du diabète de type 2. Cependant deux agonistes PPARα/γ ont déjà fait l'objet d'un abandon de développement après des essais de phase III ayant mis en évidence des problèmes de tolérance.

L'étude présentée ici concerne un essai de phase II intitulé SYNCHRONY portant sur un agoniste PPARα/γ, l'aleglitazar. Il s'agit d'un essai randomisé en double aveugle, d'une durée de 16 semaines, ayant comparé l'aleglitazar à différentes posologies quotidiennes (50, 150, 300 et 600 microg) à un placebo ou à une dose de 45 mg/j de pioglitazone. Chaque groupe comportait 55 patients ayant un diabète de type 2 et il s'agissait d'un essai multicentrique international. Les résultats ont mis en évidence des effets bénéfiques et dose-dépendants pour l'aleglitazar : réduction de l'HbA1c, réduction du taux de triglycérides, du LDL-cholestérol, augmentation du taux de HDL-cholestérol. A la posologie de 150 microg/j, considérée comme ayant le meilleur rapport bénéfice-risque on obtenait une réduction de 0,85 % du taux d'HbA1c par rapport au placebo sans aucun cas d'insuffisance cardiaque congestive et avec une fréquence d’œdèmes similaire à celle observée sous placebo. Par rapport à la pioglitazone, l'efficacité hypoglycémiante était comparable avec un profil lipidique plus satisfaisant, moins d'œdèmes et une moindre prise de poids (0,52 versus 1,06 kg). Il est maintenant indispensable de poursuivre l'étude de cette molécule en initiant des essais de phase III, ayant une durée suffisante pour répondre aux préoccupations concernant la sécurité et la tolérance de l'aleglitazar.

Ces résultats d'un essai de phase II évaluant un agoniste PPARα/γ, l'aleglitazar, sont encourageants et permettent d'espérer le développement de cette molécule.



Dr Laurence Du Pasquier


Henry RR et coll : Effect of the dual peroxisoe proliferator-activated receptor-α/γ agonist aleglitaza on risk of cardiovascular disease in patents with type 2 diabetes (SYNCHRONY) : a phase II, randomised, dose-ranging study. Lancet 2009 Publication avancée en ligne le 8 juin. DOI : 10.1016/S0140-6736(09)60870-9

B Charbonnel : PPAR-α and PPAR-γ agonists for type 2 diabetes" Lancet 2009 Publication avancée en ligne le 8 juin. DOI : 10.1016/S0140-6736(09)61040-0




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