Grippe A (H1/N1) : parents d’élèves et enseignants demandent plus d’informations

Paris, le 20 août 2009. Alors que le ministre de l’Education prévoit la fermeture des classes à la rentrée dès que trois cas de grippe A (H1/N1) sont constatés en une semaine dans une même classe, parents d’élèves et syndicats d’enseignants montent au créneau pour obtenir plus d’informations de la part de Luc Chatel.

Ainsi en atteste une lettre du SNUipp-FSU, principal syndicat d'enseignants des écoles primaires, envoyée mardi au ministre : « Il est indispensable que les enseignants des écoles bénéficient d'une information de qualité sur le virus et ses manifestations ainsi que sur les conduites à tenir », écrit le secrétaire général du syndicat, Gilles Moindrot.  En effet, la circulaire annoncée en juin n’aurait pas été portée à la connaissance des personnels enseignants qui demandent donc l’éclaircissement de certains points portant sur « la question des fratries, la conduite à tenir par les enseignants dont les propres enfants seront atteints par l'épidémie, l'éventualité d'une vaccination, l'organisation des ramassages scolaires... ».

De leur côté, les parents craignent d’être confrontés à des difficultés majeures si leur enfant doit rester à la maison. En effet, tous n’ont pas de famille proche, de voisinage sûr ou de quoi payer une nounou pour leur enfant. Ainsi, pour Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, il vaudrait mieux parler de « solidarité nationale » plutôt que de « solidarité familiale qui ne veut pas dire grand chose ». Si ces familles comprennent bien qu’il n’est pas possible pour le ministre de recréer des solutions de groupes comme les garderies si les écoles ferment pour cause de grippe A, elles aimeraient pouvoir compter sur une aide de l’Etat, sorte d’allocation à la garde d’enfant, afin de continuer à se rendre au travail. 

A l’inverse, la Peep (Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public) prône le « soutien entre voisins », d’autant que « si pandémie il y a, il n'y aura pas que des écoles fermées, mais aussi des services municipaux, des entreprises, les parents seront donc eux-mêmes à la maison et pourront assumer la garde de leur enfant ».

Luc Chatel reste ferme mais tente de rassurer

Le Ministre de l’Education a été ferme sur un point : il n’y aura pas de mesures compensatoires types RTT ou aides pour payer une baby-sitter. Le ministre compte toujours sur la « solidarité familiale ou de voisinage » et avance que « c'est déjà ce qu'il se passe quand il y a une épidémie de gastro-entérite ». 

Mais le ministre explique que des opérations sont en cours pour informer au mieux la population scolaire. Ainsi, un dépliant d’informations de quatre pages, tiré à 12 millions d'exemplaires, sera remis à la rentrée aux familles et tous les élèves recevront dans les premiers jours de la rentrée une information sur les « gestes barrières » pour éviter la contagion: se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier quand on tousse ou éternue, se laver les mains régulièrement et avec soin...

D’autre part, Luc Chatel prévoit, comme chaque année, de rencontrer les syndicats d’enseignants le 27 août soit quelques jours avant la rentrée. Ce sera l’occasion de parler, entres autres, de la grippe A.

FB

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