Vaccinations H1/N1 : un système de « rattrapage » est prévu pour identifier les personnes prioritaires

Paris, le 15 septembre. Le Ministère de la Santé doit rendre prochainement ses arbitrages sur les groupes prioritaires pour la vaccination contre la grippe A (H1/N1), sur la base de l’avis émis par le Haut Comité de Santé Publique la semaine dernière. Mais déjà une question se pose : comment faire pour que toutes les personnes concernées par l’un des cinq groupes prioritaires soient averties ?

Le Haut Comité de Santé Publique y avait réfléchi avant de rendre son avis. « Dans la définition de ces groupes, nous avons beaucoup veillé à ce qu’ils comportent des personnes facilement identifiables. Par exemple, nous n’avons pas inclu les obèses parce qu’ils sont difficiles à identifier», explique Daniel Floret, président du Comité Technique et pédiatre à l’hôpital femme-mère-enfant de Lyon.

L’aide des médecins traitants et des équipes médicales

Pour ce qui est des populations à risques, c’est à l’Assurance maladie d’envoyer un bon à chaque personne concernée les enjoignant d’aller se faire vacciner dans un des centres de vaccination prévu à cet effet. « Mais nous savons que certains passeront à travers, poursuit Daniel Floret. Par exemple les nourrissons de moins de 1 an qui présentent des facteurs de risques ne sont pas inscrits en maladie longue durée ». Ils sont donc difficilement identifiables. Mais le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie travaillent en ce moment à l’élaboration d’un « système de rattrapage » au centre duquel se trouveraient les médecins traitants et les équipes médicales.  

Ainsi, dans son service de pédiatrie, Daniel Floret et ses collègues sont en train d’établir la liste des enfants souffrant de maladies chroniques justiciables du vaccin. 

Une question de bon sens

Pour les populations qui ne présentent pas de facteurs de risques mais qui sont amenées à côtoyer des personnes fragiles, le bon sens devrait primer. Ainsi, au problème soulevé de la baby-sitter, qui fait a priori partie de l’entourage du nourrisson de moins de 6 mois visé par le groupe 1, Daniel Floret répond qu’ « on ne peut régler toutes les situations. Le problème de la baby-sitter est un vrai problème mais on se dit que si la baby-sitter présente des symptômes, elle ne viendra pas ». Dans ce domaine, la ministre de la Santé parle de « solidarité » et conseille la vaccination pour ne pas risquer de contaminer des personnes déjà affaiblies.

Rappelons que selon le Haut Comité de Santé Publique, 5 groupes devraient être prioritaires pour la vaccination : les femmes enceintes (à partir du début du 2ème trimestre), l'entourage des nourrissons de moins de 6 mois et les enfants de 6 à 23 mois avec facteurs de risque (groupe 1) ; les sujets de 2 à 64 ans avec facteur de risque (groupe 2) ; les sujets de plus de 65 ans avec facteur de risque et les nourrissons de 6 à 23 mois (groupe 3) ; les sujets de 2 à 18 ans sans facteurs de risques (groupe 4) et les sujets de 19 ans et plus sans facteur de risques (groupe 5).

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