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Le tabagisme est aussi délétère pour l'évolution de la fibrillation auriculaire

Publié le 30/09/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

S'il n'est pas nécessaire de revenir sur les liens bien établis entre tabagisme et risque cardiovasculaire, il faut souligner qu’il existe, de façon relativement plus surprenante, une relation entre tabagisme et risque de fibrillation auriculaire (FA). Cette relation semble indirecte et la majoration du risque de FA dans ce cadre est due en partie à la nicotine, mais également aux pathologies pulmonaires induites. Compte tenu de ces constatations, il était raisonnable de supposer que le tabagisme pouvait également majorer le risque de récidive de FA après une cardio-version électrique (CEE). Les données des 1 424 patients (917 hommes, 507 femmes, âge moyen 70+/-12 ans) qui ont bénéficié entre 2000 et 2005 d'un CEE pour réduire une FA à la Mayo clinic  se prêtaient parfaitement à une telle recherche.

Les patients ont été séparés en non-fumeurs, anciens fumeurs et fumeurs toujours actifs. Il a été mis en évidence pour les femmes qui fumaient toujours lors du CEE un risque de récidive supérieur à celui des non-fumeurs (ratios de hasard RH 1,71, p=0,02) ce qui n'a pas été le cas pour les hommes. Le risque de décès après CEE était plus élevé chez les hommes fumeurs que chez les non-fumeurs (RH 1,93, p=0,007) sans que le risque des ex-fumeurs ne soit majoré (RH 1,18, p=0,28). À l'inverse, aucune majoration de mortalité n'a été retrouvée chez les femmes fumeuses.

Le tabagisme actif semble donc majorer le risque de rechute après une cardio-version réalisée pour une FA chez les femmes, et la mortalité chez les hommes.



Dr Benoît Tyl


Kinoshita M et coll. Role of Smoking in the Recurrence of Atrial Arrhythmias After Cardioversion. Am J Cardiol., 2009;104: 678–682.




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