Vaccination contre la grippe A (H1/N1) : les réquisitions ne devraient pas être nécessaires

Paris, le 1er octobre. Selon un sondage mis en ligne mi-septembre sur jim.fr, et clos hier, 3 professionnels de santé sur 10 devraient se porter volontaire pour participer à la campagne de vaccination contre la grippe A (H1/N1). Sur 619 participants, 31 % ont déclaré qu’ils seraient volontaires, 65 % qu’ils ne le seraient pas et 5 % ne se sont pas prononcés. Si les volontaires d’aujourd’hui ne changent pas d’avis demain, ce taux devrait être très suffisant pour que l’Etat n’ait pas à réquisitionner lors de la campagne de vaccination qui devrait démarrer mi-octobre.
 
Afin de composer les équipes de vaccination, le gouvernement mise sur le volontariat des médecins libéraux, des internes et étudiants en médecine ayant validé la 2ème année du 2ème cycle, des infirmiers diplômés d’Etat (IDE) et des élèves infirmiers de 3ème année.

Le rapport bénéfice/risque mis en doute

Pour se porter volontaire, il faut bien sûr être convaincu de l’utilité du vaccin et de son absence de risque or ces avis ne sont pas partagés par tous. D’aucuns remettent en cause la vaccination de masse pour un syndrome qu’ils jugent somme tout bénin. D’autres s’inquiètent des possibles effets secondaires d’un vaccin produit en vitesse accéléré pour approvisionner le plus vite possible les cinq continents, tous touchés par la pandémie. Ainsi, la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE), qui revendique un millier d’adhérents professionnels de santé, demande des preuves scientifiques « démontrant que cette vaccination est nécessaire et sans danger notamment pour les femmes enceintes et les jeunes enfants ». La Coordination s’inquiète notamment de la présence d’adjuvants.

Les experts se veulent rassurants sur le vaccin mais la certitude n’existe pas !

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) insiste sur le fait que ces vaccins pandémiques ont la même composition que ceux utilisés depuis plus de 60 ans contre la grippe saisonnière. Cependant, nombreux sont ceux qui ont encore en mémoire les 532 cas de syndrome de Guillain-Barré (dont une trentaine mortels) survenus aux Etats-Unis en 1976 lors d’une vaccination massive de 40 millions de personnes contre la grippe porcine.  

Dans son avis sur la stratégie vaccinale, le Haut Conseil de la santé publique a recommandé de préférer les vaccins non adjuvantés pour certains groupes de populations : femmes enceintes et nourrissons, notamment.

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