Monoxyde de carbone : le ministère sensibilise les professionnels de santé

Paris, le 2 octobre. A l’approche de l’hiver et de la remise en route de chauffages, le ministère de la santé et des sports et l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) présentent une nouvelle campagne afin d’alerter sur les risques lié au monoxyde de carbone et les bons gestes à adopter.

Elle prévoit des spots radio et en cas d’alerte tempête ou neige, une annonce fera le point sur l’utilisation appropriée des groupes électrogènes et des chauffages d’appoint. Un dépliant a été tiré à 2 millions d’exemplaires ainsi qu’une affiche tirée à 200 000 exemplaires, à destination du grand public.

En effet, bien que le nombre d’intoxications soit en nette baisse depuis 30 ans, 1353 épisodes d’intoxications au monoxyde de carbone ont été enregistrés en 2007 et ont impliqué 4 197 personnes. Avec une centaine de décès chaque année, le monoxyde de carbone (CO) est la première cause de mortalité par toxique en France. Plus des trois quarts des Français équipés d’appareil de chauffage à combustion ne sont pourtant pas conscients d’avoir à leur domicile des appareils susceptibles d’émettre du monoxyde de carbone (CO), selon le communiqué du Ministère.

Comment établir le diagnostic ?

Le Ministère de la santé et l’INPES ont, pour cela, réalisé un dépliant, à l’attention des professionnels de santé. Un « algorithme de diagnostic » a ainsi été tracé. Il met en évidence le fait que lorsqu’un sujet présente au moins un symptôme tel que nausée, vomissement, perte de connaissance, chute …, il est impératif de rechercher, par l’interrogatoire du malade ou de son entourage, l’existence d’un environnement propice à une contamination de l’air expiré : chaudière, appareil de production d’eau chaude, cuisinière, poêles, cheminées… « La présence simultanée d’un de ces symptômes dans un environnement propice est hautement évocatrice d’une exposition au CO et doit conduire à doser la carboxyhémoglobinémie », explique le dépliant.

Participez au système national de surveillance

Le professionnel de santé confronté à un cas d’intoxication au monoxyde de carbone est invité à le signaler soit au centre régional anti-poison, soit à la Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (Ddass). Une enquête technique sera alors diligentée par le services communal d’hygiène et de santé (SCHS), la DDASS ou, pour la région parisienne le Laboratoire central de la préfecture de police (LCPP), afin de confirmer et supprimer l’exposition.

FB

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article