Pronostic après un infarctus : n’oublions pas la dyspnée

L’angor et la dyspnée sont très fréquents après un infarctus du myocarde (IDM). Dans quelle mesure ces symptômes altèrent-ils la qualité de la vie (QDV) des patients ? Telle est la question à la base d’un travail réalisé par une équipe du Kansas.

Pour ce faire, ils ont revu les données du registre PREMIER (Prospective Registry Evaluating Myocardial Infarction : Events et Recovery).

Près de 2 000 patients (n : 1835) ont été conviés à se soumettre, un mois et douze mois après un IDM, à différents questionnaires et échelles d’évaluation validés (Rose dyspnea scale : un score élevé indiquant une dyspnée marquée ; Seattle Angina Questionnaire [SAQ] : un score faible indiquant un angor sévère ; Short form physical component en 12 items : un score faible indiquant un état physique médiocre).

Après ajustement sur les facteurs sociodémographiques et cliniques (dont la fréquence de l’angor mesurée par le SAQ), il ressort qu’un score élevé de dyspnée est fortement associée à une QDV altérée.

De même, la dyspnée est apparue être associée à une augmentation du risque d’hospitalisation à 1 an (hazard ratio : 1,15 par unité de dyspnée supplémentaire ; intervalle de confiance à 95 % 1,07-1,24) et du risque de décès à 3 ans (hazard ratio : 1,34 par unité de dyspnée supplémentaire ; intervalle de confiance à 95 % : 1,19-1,51 ; p < 0,0001). 

Les résultats de cette étude rappellent que la dyspnée est un élément crucial à prendre en considération dans l’évaluation du risque des patients ayant un antécédent d’IDM.

Dr Olivier Meillard

Référence
Arnold SV et coll. : The impact of dyspnea on health-related quality of life in patients with coronary artery disease: results from the PREMIER registry. Am Heart J., 2009; 157: 1042-9

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