Médicaments contrefaits : Jacques Chirac dénonce « un crime »

Cotonou, le 13 octobre. Jacques Chirac n’a pas mâché ses mots lundi au Bénin en lançant son « appel de Cotonou ». Devant un parterre de présidents africains (Bénin, Togo, Sénégal, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Niger, Centrafrique), l’ancien Président de la République française, qui s’exprimait sur le marché des médicaments contrefaits, a déclaré : « Qu’on ne me dise pas qu’il ne s’agit pas d’un crime ! ». Jacques Chirac s’appuie sur des données alarmantes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) selon laquelle un médicament sur 4 est un faux dans les pays en développement et 200 000 décès pourraient être évités chaque année « si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie ».

En passe de supplanter le trafic de drogues

Au nom de la Fondation qui porte son nom, Jacques Chirac a appelé à « la mise en place, sur le terrain, d'instruments efficaces de lutte » contre le trafic des faux médicaments, « avec des personnels formés et des dispositifs répressifs adaptés à la réalité du trafic des faux médicaments ».
Ce trafic des médicaments contrefaits « est en train de passer devant celui de la drogue », selon le Pr Marc Gentilini, de la Fondation Chirac. Il y a donc urgence. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le trafic des faux médicaments correspondrait à 10 % du marché pharmaceutique mondial, soit quelque 45 milliards d'euros.

Conférence mondiale souhaitée en 2010

L’ancien président a appelé de ses voeux à une conférence mondiale en 2010 à Genève en vue d'une Convention internationale de lutte contre les faux médicaments : « Nous exprimons le voeu que les Etats mettent en oeuvre, sans délai, des politiques sécurisées d'accès universel à des médicaments de qualité, en cohérence avec les objectifs du millénaire pour le développement », a-t-il déclaré.

FB

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article