Des auteurs d’Izmir, en Turquie, attirent l’attention sur
l’importance d’une intervention psychiatrique adaptée pour
contrôler les difficultés sexuelles dans les premières années de la
SEP, lorsque le handicap est faible. Ils ont évalué, via une étude
transversale, en s’appuyant sur les scores de dépression et
d’anxiété aux BDI et BAI (Beck Depression and Anxiety
inventories), et ceux de satisfaction sexuelle au GRISS
(Golombok-Rust Inventory of Sexual Satisfaction), la
dysfonction sexuelle chez 78 patients atteints de SEP (53 femmes et
25 hommes, âgés en moyenne de 36,5 ans) et 62 sujets en bonne santé
(29 femmes et 33 hommes, de 34,8 ans d’âge moyen) pris comme
témoins. Le score EDSS (Expanded Disability Status Scale)
des patients était en moyenne de 2,8 +/- 1,3 et la maladie évoluait
depuis 7 ans +/- 4,8 ans.
Dans cette population d’étude, peu handicapée à l’évaluation par
l’échelle EDSS, les résultats montrent :
1/chez les femmes atteintes de SEP, une fréquence accrue de
vaginisme, d’altération ou d’absence d’orgasme, avec des scores
d’anxiété et de dépression différant de ceux de témoins ;
2/chez les hommes ayant une SEP, une fréquence accrue de diminution
des rapports sexuels, d’impuissance et d’éjaculation précoce, avec
un lien au seul score de dépression.
Ces symptômes ne sont apparus corrélés ni à l’âge des patients
ni à la durée de la SEP, ni encore au score à l’échelle EDSS, et
les auteurs les relient aux traits psychologiques mais non au
handicap.
Dr Julie Perrot
Arpaci E et coll. : Sexual dysfunction in multiple sclerosis patients : The results of a cross-sectional survey. 25th Congress of the European Committee fir treatment and research in multiple sclerosis (Düsseldorf, Allemagne) : 9-12 septembre 2009.
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