Dans la mesure où une anesthésie de surface est souvent
nécessaire pour permettre la pose d’un implant à l’étonogestrel
(Implanon®), il est parfois difficile de s’assurer de sa présence
réelle et de sa pose correcte en sous-cutané. Raison pour laquelle
le fabricant conseille une contraception de barrière au cours des
premiers jours qui suivent l’implant et aussi longtemps que sa
présence au bon endroit n’a pas été confirmée. Dans ces conditions,
il est intéressant de noter les progrès de la recherche qui propose
maintenant le même implant, mais radio-opaque (par l’adjonction de
15 mg de sulfate de baryum) de manière à pouvoir le visualiser
immédiatement à la radiographie.
Encore fallait-il s’assurer de la bioéquivalence de cet implant
radio-opaque et d’Implanon®, ce que Peter Schnabel a réalisé après
avoir suivi en double aveugle durant trois ans, 108 femmes âgées de
18 à 43 ans, dont 52 qui avait reçu l’implant radio-opaque. Pour
affirmer la bioéquivalence, des tests pharmacocinétiques ont été
effectués avant la mis en place de l’implant et après 3 ans de
présence, tandis que les auteurs recensaient également l’incidence
des grossesses et la fréquence et le type des effets
secondaires.
La Cmax était équivalente dans les 2 groupes (1021 versus 1083
pg/ml) et les aires sous la courbe (AUC) similaires à 0-6 mois
(2210 vs 2212 pg par mois/ml), 0-24
mois (5874 vs 5783 pg par mois/ml) et 0-36
mois (7487 vs 7453 pg par mois/ml) avec un ratio des Cmax
respectives mesuré à 1,06 , 0,98 et 1,00. Tous les implants étaient
palpables à l’insertion et les implants radio-opaques étaient
visibles en radiographie au moment de l’insertion et au terme des 3
ans. Aucune grossesse n’a été constatée, et aucune différence n’a
été rapportée en termes d’effets secondaires.
Dr Dominique-Jean Bouilliez
Schnabel P et coll. : Bioequivalence and X-ray visibility of radiopaque etonogestrel implant and Implanon®. 8ème Congrès de la Société Européenne de Gynécologie (Rome) : 10-13 septembre 2009.
Copyright © Len medical
 |
Vos réactions |