Les cent cinq généralistes espagnols sélectionnés pour cette
étude étaient invités à poser un diagnostic devant un patient
présentant des céphalées (5 à 6 fois par mois), remplissant tous
les critères diagnostiques d’une migraine sans aura de
(International Headache Society), sauf pour la
localisation de la douleur qui était bilatérale. Seulement 46 (44
%) médecins ont fait le bon diagnostic à savoir une migraine. Les
autres diagnostics les plus souvent évoqués étaient une céphalée de
tension (39 %), puis une céphalée mixte (16 %). Pratiquement tous
les médecins (sauf deux) ont prescrit un anti-inflammatoire non
stéroïdien, et 67 d’entre eux un triptan (dont 15 parmi ceux qui
avaient posé un diagnostic de céphalée de tension). En ce qui
concerne la prescription d’un traitement préventif « de fond », 30
praticiens n’en ont pas institué, et la plupart (n=66) ont
préconisé des bêta-bloquants (dont 13 parmi ceux ayant diagnostiqué
une céphalée de tension).
Au total, une erreur diagnostique dans plus de la moitié des cas et
un traitement inadapté dans plus d’un tiers des cas.
Dr Roseline Péluchon
Pascual J et coll. : Difficulties for diagnosing and treating migraine among general practitioners. 14th Congress of the International Headache Society (Philadelphie) : 10-13 septembre 2009.
Copyright
 |
Vos réactions |