Palmarès inédit des hôpitaux qui traitent le mieux la douleur

Paris, le 22 octobre. C’est une première. Classer les établissements de santé français en fonction de leur traitement de la douleur, cela n’avait jamais été fait. L’Express s’est emparé de la question et publie aujourd’hui ce palmarès inédit.
Pour cela, 1 217 questionnaires ont été envoyés à autant d’établissements. A partir des 942 réponses reçues, les hôpitaux ont reçu une lettre de A à E.

Selon ce palmarès de l’hebdomadaire, la classe A est composée d’établissements qui disposent d'un Comité de lutte contre la douleur (Clud dont l’activité « repose le plus souvent sur le volontariat des médecins », précisent les auteurs de l’enquête), d'une structure de traitement de la douleur, d'une équipe de professionnels de la douleur, de protocoles pour les douleurs induites par des soins et d'un pourcentage d'infirmières formées à la douleur en 2008 supérieure à 10  %.

Dans la classe B, l’établissement dispose d’un Clud, d'une structure du traitement de la douleur, d'une équipe de professionnels de la douleur mais ne dispose pas de protocoles pour les douleurs induites par des soins et/ou le pourcentage d'infirmières formées à la douleur est inférieure à 10 %.  

Dans la classe C, l'établissement dispose d'un Clud mais n'a pas de structure du traitement de la douleur et/ou n'a pas d'équipe de professionnels de la douleur. Des protocoles sont prévus pour les douleurs induites par des soins et le pourcentage d'infirmières formées à la douleur en 2008 est supérieure à 10 %. 

Dans la classe D, l'établissement dispose d'un Clud mais n'a pas de structure du traitement de la douleur et/ou n'a pas d'équipe de professionnels de la douleur. Il n'y a pas de protocoles pour les douleurs induites par des soins et/ou la part d'infirmières formées à la douleur est inférieure à 10 %.

La classe E concerne les établissements qui « n'ont pas mis en place de Clud » (un critère unique qui pourra paraître contestable à certains).

Le magazine explique avoir « préféré évaluer les hôpitaux et les cliniques en fonction des moyens qu'ils se donnent pour traiter la douleur », en prenant en compte notamment « les plans de formation du personnel soignant », avec l’aide de la Société française d'étude et de traitement de la douleur (SFETD).

Manque de budget ?

Dans son enquête, l’Express se penche sur plusieurs établissements, comme l’hôpital Robert-Debré à Paris, qui est « à l’écoute des enfants », ou le Centre hospitalier de Lons-le-Saulnier (Jura), où l’on privilégie « le rôle clef des patients ».

Mais, la France « pourrait bien, si l'on n'y prend garde, redevenir un cancre, faute de crédits et de personnel formé. D'ici 6 à 8 ans, un tiers des professionnels qui travaillent dans les structures de traitement de la douleur partiront à la retraite, et ils ne seront pas tous remplacés, faute de volonté politique suffisamment forte », note l’hebdomadaire.

Il précise : « la France est l'un des rares pays affirmant le droit des patients à être traités pour leur douleur (…) Ces progrès sont actuellement fragilisés avec la réorganisation et les contraintes budgétaires de nos hôpitaux ».

 

Pour aller plus loin

 

Palmarès département par département sur le site de L’Express

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