> Accueil JIM > Interdiction de fumer dans les lieux publics : 17 % d’infarctus en moins

Partenaires Partenaire





ACTUALITE MEDICALE

Interdiction de fumer dans les lieux publics : 17 % d’infarctus en moins

Publié le 22/10/2009   |  3 réactions Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Il a été bien démontré que le tabagisme passif augmente le risque d’infarctus du myocarde (IDM). Reste à savoir si les mesures d’interdiction de fumer dans les lieux publics a un impact favorable sur l’incidence des IDM.

Pour ce faire, une équipe du Kansas a réalisé une analyse systématique de la littérature sur le sujet en utilisant les principales bases de données (EMBASE, PubMed et Google Scholar entre janvier 2004 avril 2009).

Au total, onze études concernant dix régions distinctes réparties aux Etats-Unis, au Canada, en Ecosse et en Italie ont été analysées (quelque 25 millions d’habitants au total). L’incidence des IDM a été calculée (nombre de cas pour 100 000 patients-années) avant et après l’interdiction de fumer dans les lieux publics.

Il ressort de cette méta analyse que l’interdiction de fumer s’est traduite par une baisse de 17 % de l’incidence des IDM (ratio d’incidences : 0,83 ; intervalle de confiance à 95 % : 0,75-0,92).

Les analyses fines indiquent que la baisse de l’incidence des IDM est dépendante du niveau d’observance effective de l’interdiction de fumer, de la baisse du nombre de fumeurs et de la baisse du volume des ventes de tabac. Dans une des études, où l’interdiction de fumer n’a été que temporaire, il a été observé, dans les six mois qui ont suivi l’arrêt de l’interdiction, une remontée de l’incidence des IDM au niveau antérieur.

Il semble que ce soit les sujets jeunes et les non fumeurs qui aient le plus tiré bénéfice de l’interdiction de fumer dans les lieux publics et le bénéfice s’accentuerait avec le temps. Les résultats français devraient être prochainement publiés.



Dr Olivier Meillard


Meyers DG et coll. : Cardiovascular effects of bans on smoking in public places. J Am Coll Cardiol 2009; 54: 1249-56




IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions

On entend tout...

Le 22 octobre 2009

...et son contraire à ce sujet !
R. Turbide Cardiologue

IDM + tabagisme passif

Le 23 octobre 2009

Toutes les études réalisées jusqu'à ce jour confirment cette tendance (Italie Ecosse Eire) et l'on sait également qu'une faible consommation de cigarettes augmente rapidement les risques cardiovasculaires contrairement à ce que l'on croyait il y a encore quelques années.
Dr Luc VALY Tabacologue CH de MEAUX

Tabagisme modéré et risques cardiovasculaires et néoplasiques

Le 27 octobre 2009

A quand une étude pour savoir si le risque cardiovasculaire et celui de cancers des voies respiratoires sont dose-dépendants. En effet, il y a de plus en plus d'anciens fumeurs qui deviennent fumeurs occasionnels festifs, ou encore des fumeurs "plaisir" à moins de 5 cigarettes par jour, phénomène que l'on ne voyait pas avant. Sont ils exposés au mêmes risques que les fumeurs à 1 paquet par jour ? Les patients ressentent face à cette affirmation une tentative de diabolisation et on est bien en peine de leur répondre si une étude sérieuse ne vient pas répondre à cette question pourtant importante.

Réagir à cet article