Le mur est tombé, mais la chape de plomb du dopage reste

Berlin, le lundi 9 novembre 2009 – A l’heure où l’Allemagne célèbre avec émotion le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, les commentateurs s’attèlent à rappeler les différents crimes perpétrés par les responsables de l’ex-RDA. Beaucoup ont été marqués par la dissimulation et le secret, mais sont depuis vingt ans, patiemment révélés. Il en est notamment ainsi du drame du dopage. Pour que les performances des athlètes est-allemands subjuguent le monde entier, le plan 14-25 avait fait du dopage l’unique argument de la politique sportive de l’état communiste. Ce que certains ont baptisé la « machine à miracle » aurait concerné selon les historiens jusqu’à 10 000 sportifs dans les années 70 et 80. Beaucoup en gardent aujourd’hui de profondes séquelles. Le développement de cancers est notamment pointé du doigt, mais l’exemple que retiennent le plus souvent les dénonciateurs du système de dopage organisé par l’ex-RDA est celui d’Andreas Krieger. Pour celui qui a remporté plusieurs médailles d’or dans la discipline du lancer de poids, alors qu’il s’appelait Heidi Krieger, ses troubles de l’identité sexuelle ont été directement provoqués par les anabolisants que lui ont administrés pendant des années ses entraîneurs.

A gauche Heidi Krieger avant la chute du mur devenue (à droite) Andréas depuis la réunification

Ces derniers aujourd’hui n’hésitent pas à faire leur mea culpa. Au début de l’année, cinq d’entre eux ont décidé de demander pardon aux dizaines de sportifs qu’ils ont contraints à se doper. Mais si en Allemagne, les secrets tombent et les procès se multiplient, dans d’autres pays, la recette fait encore des adeptes. Ainsi, on retiendra un exemple parmi d’autres : le docteur Ekkhard Arbeit qui entraîne l’équipe d’athlétisme sud africaine, qui compte notamment la championne Caster Semenya dont la féminité a été remise en doute cet été, a jadis sévi en Allemagne de l’Est.

L.C.

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