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La corticothérapie augmenterait le risque de fibrillation ou de flutter auriculaires

Publié le 09/11/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Les effets indésirables des corticoïdes sont fréquents, divers et variés, mais aussi inévitables, quand ils doivent être utilisés au long cours dans certaines maladies chroniques qui ne réagissent qu’à ces médicaments au demeurant redoutablement efficaces sur le plan symptomatique. A titre d’exemples, ils sont volontiers associés à une augmentation du risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral ou encore d’insuffisance cardiaque. Leur effets sur les troubles du rythme cardiaque notamment la fibrillation ou le flutter auriculaire (FFA) sont beaucoup moins bien documentés. Une étude de type cas-témoins réalisée au Danemark entre le 1er janvier 1999 et le 31 décembre 2005 a inclus 20 221 patients hospitalisés pour un épisode de  FFA inaugural. Chaque cas a été associé à 10 témoins appariés selon l’âge et le sexe. Les bases de données ont permis d’accéder à des informations sur les variables suivantes : exposition aux corticoïdes (récente < 60 jours ou ancienne), co-morbidités et traitements en cours. Les données ont été traitées au moyen d’une analyse par régression logistique multiple et les résultats exprimés sous forme d’odds ratios ajustés (ORA), avec prise en compte des facteurs de confusion potentiels.

Chez 1 288 des 20 221 patients (6,4 %) atteints d’un(e) FFA, une corticothérapie était en cours (versus 2 375 soit 11,7 % pour ce qui est d’une exposition ancienne et interrompue). Au sein de la population témoin (n=202 130), les chiffres précédents ont été respectivement estimés à  2,6 % (n=5 245) et 9,9 % (n=19 940). Une corticothérapie en cours a été associée à une augmentation du risque de FFA, l’ORA étant évalué à 1,92, versus 3,62 chez les utilisateurs récents et 1,66 chez patients traités au long cours. Ces résultats se sont avérés robustes chez les malades atteints ou non d’une maladie tant respiratoire que cardiovasculaire. L’exposition ancienne et interrompue n’a pas modifié le risque de FFA (ORA, 1,00). 

La corticothérapie à long terme ou en cours semble augmenter le risque de fibrillation ou de flutter auriculaire. Résultats à confirmer, du fait de l’approche de type cas-témoins.



Dr Philippe Tellier


Christiansen CF et coll. : Glucocorticoid Use and Risk of Atrial Fibrillation or Flutter. A Population-Based, Case-Control Study. Arch Intern Med 2009; 169: 1677-1683.




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