Le premier but de la transplantation d’îlots (TI) est d’obtenir
un contrôle glycémique correct, sans hypoglycémie sévère, une
amélioration de la qualité de vie et la prévention des
complications liées au diabète. L’insulino-indépendance, bien que
souhaitable, n’est pas le premier objectif de la TI. La production
de C-peptide qui suit la TI contribue à diminuer le risque de
complications liées au diabète ; la détérioration de la fonction
rénale observée dans certaines études n’a pas été retrouvée dans
d’autres, possiblement du fait de la sélection de candidats
indemnes de toute néphropathie (taux de filtration glomérulaire et
microalbuminurie normaux) et la mise en route de traitements
néphroprotecteurs et antihypertenseurs (type IEC et/ou ARAII). En
ce qui concerne la survie, des progrès ont été observés à 1 et 5
ans post-TI, ces bénéfices devant être mis en balance avec les
risques associés au traitement immunosuppresseur sur le long terme.
La pratique de la TI en dehors des cas les plus graves de diabète
de type 1 nécessite le développement de molécules non
néphrotoxiques, et de nouvelles stratégies basées sur
l’immunomodulation locale, la nano-encapsulation et l’induction de
la tolérance. Ces stratégies sont actuellement testées dans des
essais pré-cliniques et cliniques.
Dr Stéphanie Bernard
Ricordi C : Islet transplantation. 8th Joint Meeting of the Lawson Wilkins Pediatric Endocrine Society / European Society for Pediatric Endocrinology (New York) : 9-12 September 2009.
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