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Les leçons du WHI

Publié le 16/11/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Quelques années ont passé depuis la publication des résultats de l’étude WHI (Women’s Health Initiative) et il paraît utile de faire le point sur les renseignements fournis par cette étude qui a mis un frein brutal aux prescriptions des thérapies hormonales de la ménopause (THS pour traitement hormonal de la ménopause). La mise à jour des essais permet en effet certaines précisions pour affiner la prise en charge des patientes.

C’est l’augmentation du risque de cancer du sein qui a alerté en premier, déclenchant un emballement médiatique. Selon les études, le risque est augmenté au-delà de 5 ans d’utilisation du THS, mais il décroît très rapidement après l’arrêt du traitement, suggérant qu’il serait peut-être lié à un effet d’activation de lésions pré-existantes. Toutefois, les résultats de l’étude WHI ne mettent en évidence aucun lien entre l’augmentation du risque de cancer du sein et l’utilisation d’oestrogènes seuls, alors que d’autres études établissent ce lien, mais pour des durées de traitement plus longues qu’avec le traitement combiné.

Sur le risque cardio-vasculaire ensuite, les résultats confirment l’effet bénéfique du THS chez les femmes ménopausées les plus jeunes, en réduisant le risque d’athérosclérose. Chez les plus âgées au contraire, il a plutôt un effet délétère, par augmentation du risque thrombotique et d’accidents vasculaires. Le risque de thrombose veineuse, incontestable notamment dans les premières années de traitement, peut être évité en repérant soigneusement les facteurs prédisposants que sont l’obésité et les antécédents familiaux.

A leur sortie, les résultats de l’étude WHI avaient rapidement conduit à l’élaboration de nouvelles recommandations limitant les prescriptions de THS, et promouvant des prescriptions raisonnées. L’évaluation de l’importance des troubles et leur incidence sur la vie quotidienne des patientes, peut désormais être mis en balance avec une connaissance plus précise des risques du THS. Une prescription plus « éclairée », finalement, même si des inconnues subsistent.



Dr Roseline Péluchon


Rozenberg S et coll. : Lessons from the women's health initiative (WHI). XIX FIGO World Congress of Gynecology and Obstetrics (Cape Town, South Africa) : 4 – 9 octobre 2009.



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