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Grippe A (H1N1) : flambée dans les écoles

Publié le 17/11/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le mardi 17 novembre 2009 – Le parcours ce matin de la presse régionale est à certains égards édifiant : il n’est pratiquement pas un seul journal, de la Voix du Nord, à la Dépêche du Midi, en passant par Ouest France qui n’évoque pas la fermeture d’une classe ou d’une école. C’est ainsi qu’hier à Perros-Guirec (Côtes d’Armor), les enseignants n’ont accueilli que 14 des 36 enfants que compte l’école maternelle : la raison de l’absence d’une grande partie des petits écoliers ne faisait guère de mystère, la grippe A (H1N1) semble avoir frappé. Aussi, ce matin, l’établissement est totalement fermé. A Aube (Orne), le nombre de jeunes malades est plus élevé encore, puisque le Préfet a décidé de suspendre les cours des écoles primaires et maternelles pendant au moins six jours après le recensement de 32 cas. A Fouras (Charente Maritime), la décision de fermeture a été prise dans la journée même, forçant les parents d’élève à venir chercher leurs enfants avant la fin des cours. Les exemples abondent et si les régions paraissent inégalement touchées, nulles ne semblent épargnées. De même, si les décisions sont prises au cas par cas par les préfets, le scénario semble immuable : une flambée des cas ces derniers jours impose des solutions de plus en plus strictes pour faire face à l’épidémie. L’impression donnée par la lecture de la presse locale a été confirmée ce matin par le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, interrogé sur France Inter. Il a en effet fait état de 124 classes et de 32 établissements fermés à ce jour, alors que l’on comptait uniquement 40 classes et 10 écoles concernées vendredi 13 novembre. « Il y a vraiment une accélération, une progression forte de l’épidémie » a confirmé le ministre, qui a par ailleurs souligné que le système de fermeture des établissements, adopté depuis la rentrée s’était « révélé (…) efficace ».

Pour les plus jeunes, la vaccination se fait avec les parents !

Le ministre de l’Education nationale, également porte-parole du gouvernement, avait la veille défendu le choix du gouvernement de faire reposer la campagne sur des centres de vaccination et non sur les médecins généralistes. « Le gouvernement a fait un choix pragmatique, qui est de vacciner le plus grand nombre de Français dans un temps limité grâce à des vaccins multiples et à des centres de vaccination de proximité, qui permettent des vaccinations en grand nombre pendant une même journée », avait-il notamment souligné. Concernant les écoliers, collégiens et lycéens, le programme a été présenté la semaine dernière. Tous les élèves vont recevoir chez eux, au moment du lancement de la campagne de vaccination des enfants scolarisés le 25 novembre, un bon de leur caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Pour les enfants des écoles maternelles et primaires, l’immunisation aura lieu dans un centre de vaccination, afin de permettre aux parents de les accompagner. La circulaire du 9 novembre 2009 précise que « compte tenu de la présence simultanée de nombreux enfants et de la nécessité d’un entretien avec le médecin plus long que pour les adultes, des séances spécifiques peuvent être organisées pour les enfants des écoles primaires en dehors du centre de vaccination pour la population générale ». C’est sur place que les parents souhaitant que leurs enfants soient vaccinés rempliront le questionnaire médical et le formulaire de consentement.

Et les profs ?

Concernant les collégiens, les lycéens, les élèves des classes préparatoires et ceux des classes de BTS, la vaccination sera possible au sein même des établissements. Les séances seront organisées par les équipes opérationnelles départementales (EOD) qui, précise la circulaire du 9 novembre, « veillent à ce que les chefs d’établissement soient tenus informés par l’intermédiaire des inspecteurs d’académie des conditions, des modalités et du calendrier de mise en œuvre de la vaccination ». Ce sont par ailleurs les EOD qui assureront la constitution des équipes mobiles de vaccination (EMV) et leur approvisionnement en matériel nécessaire. De leur côté, les services académiques ont pour tâche l’information des chefs d’établissement et le recensement des personnels de santé de l’éducation nationale « pouvant participer aux EMV ». Le rôle des chefs d’établissement est plus précis. C’est notamment à eux que revient la mission de « recenser les noms prénoms, dates de naissance et numéro de sécurité sociale de ceux des élèves n’ayant pas reçu le bon de vaccination de la CNAMPS et de les communiquer à l’EMV ». Pour les enfants dont les parents consentent à la vaccination (chaque « bon » envoyé par les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) sera accompagné d’une fiche médicale individuelle et d’un formulaire de consentement à remplir par les parents), des séances de vaccination seront donc organisées. Cependant, les parents conservent la liberté de « privilégier une vaccination dans le centre de vaccination de leur lieu de résidence ». Cette organisation, qui laisse, on le voit, une certaine souplesse aux familles, ne dit par ailleurs rien de l’immunisation des personnels de l’éducation nationale. Sur ce sujet, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, est également resté silencieux.



A.H.


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