Chez 40 à 60 % des patients atteints d’un trouble
obsessionnel compulsif (TOC), la réponse au traitement
pharmacologique s’avère incomplète. Quelles sont les variables
prédictives de ces échecs ? Une étude de cohorte a inclus 66
patients (dont 41 de sexe féminin) atteints d’un TOC. Une
pharmacothérapie classique (un inhibiteur sélectif de recapture de
la sérotonine en monothérapie ou associé à d’autres antidépresseurs
ou antipsychotiques ou anxiolytiques) a été instaurée pendant 12
semaines. Une réponse thérapeutique a été observée chez 39 patients
(59,1 %), alors qu’une rémission s’est avérée plus rare (n=18 ;
27,2 %). Le facteur pronostique le plus péjoratif pour la
probabilité d’une rémission a été l’existence d’une co-morbidité
neuropsychologique. L’apparition précoce du TOC semble être
également un facteur de mauvais pronostic pour la réponse au
traitement. Ni le sexe, ni la durée de la maladie, ni la durée sans
traitement n’ont eu d’impact sur les chances de réponse ou a
fortiori de rémission.
Dr Giovanni Alzato
Dell'Osso B et coll. : Outcome predictors in patients with obsessive compulsive disorder : a prospective naturalistic study. 22nd European College of Neuropsychopharmacology (Istambul, Turquie) : 12-16 septembre 2009.
Copyright
 |
Vos réactions |