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Actualités thérapeutiques des tendinopathies. 1re partie : principes généraux.

Publié le 18/11/2009 Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

P. LE GOUX,

Médecin de la Fédération française de tennis ; hôpital Ambroise Paré, Boulogne ; consultant à l’INSEP

 

La prise en charge thérapeutique des tendinopathies de type mécanique évolue à grands pas depuis quelques années, aussi bien dans le domaine de la rhumatologie que de la médecine du sport. Patrick Le Goux fait ici le point sur les avancées récentes. 

De nouveaux traitements, dont certains comme les ondes de choc déjà pratiquées mais plus connues des patients sportifs, voire d’autres comme les facteurs plaquettaires de croissance utilisés encore à titre totalement expérimental par les chirurgiens pour stimuler et parfaire la cicatrisation des lésions tendineuses opérées, sont venus enrichir la panoplie thérapeutique déjà connue. Autre concept intéressant qui permet maintenant une prise en charge plus dynamique des tendinopathies, celui de l’utilisation de l’échographie dans un but diagnostique, mais surtout dans le suivi du stade évolutif d’une lésion tendineuse avant et sous traitement, grâce à la technique du Doppler couleur. Cet outil, même si les preuves nous font encore défaut dans la littérature, permet désormais de guider au mieux le praticien dans sa démarche thérapeutique ciblée sur le tendon lésé. En dehors de l’épaule et de la hanche, articulations profondes pour lesquelles la pathologie abarticulaire regroupe plusieurs entités de nature différente, des localisations (figures 1 et 2) comme le coude (épicondylalgie ténopériostée) et le poignet (tendinopathie de l’extenseur ulnaire du carpe), le genou (tendinopathie rotulienne, tendinopathie du TFL) ou encore l’arrière-pied (tendinopathie calcanéenne et aponévrosite plantaire) présentent un intérêt indéniable du fait des progrès accomplis dans le démembrement et le suivi. Ces différentes localisations topographiques ont bénéficié pleinement des techniques de traitement et des nouvelles approches thérapeutiques (1) que nous allons maintenant évoquer.

Thérapeutiques d’hier et d’aujourd’hui

Nous connaissons déjà les traitements médicaux classiques utilisés dans le cadre des tendinopathies :

– repos, glaçage, AINS per os et/ou par voie locale ;
– massage transversal profond (MTP) associé à la physiothérapie (ultrasons, ionisations, etc.) ;
– infiltrations corticoïdes, dont l’effet a été déjà largement évalué et qui peuvent avoir une action à court et à moyen terme ;

Figure 1.
Sollicitation du coude (tendons
épicondyliens) et du poignet
(tendon de l’extenseur ulnaire du
carpe). 
Figure 2.
Course à pied. Sollicitation
du genou (tendon rotulien) et de
l’arrière-pied (tendon calcanéen).

– thérapies physiques comprenant les techniques d’étirement (notamment excentrique) des tendons applicables sur un grand nombre de localisations (les études ne donnent pas d’éléments précis concernant les protocoles de rééducation préconisés dans ce type d’affection) ;
– orthèses (coudes, poignet), et orthèses plantaires. D’autres thérapeutiques peuvent maintenant être mises en jeu en alternative des traitements précédents, voire en complément, en sachant qu’en pratique la difficulté pour le praticien est de pouvoir disposer de cet arsenal et d’en coordonner l’usage :
– les ondes de choc (ODC) sont certainement la révélation de ces dernières années et bénéficient de quelques publications à leur actif notamment en faveur de leur usage dans les tendino - pathies calcanéennes ;
– le laser CO2 dont l’efficacité est intéressante, mais dont le niveau de preuve reste modeste ;
– les patchs à la trinitrine (effet vasodilatateur) et les injections sclérosantes présentent un certain intérêt, mais n’ont pas tellement cours en France ;
– enfin, les traitements par injection de cellules souches ou encore de facteurs de croissance (extraits plaquettaires par centrifugation du plasma) sont encore des techniques très expérimentales (2) qui commencent toutefois à faire l’objet d’études cliniques contrôlées, par exemple sur le tendon rotulien(3) et qui sont d’ores et déjà utilisées par les chirurgiens dans plusieurs localisations tendineuses. On pense notamment aux facteurs de croissance injectés in situ (extraits de matrices PRGF comprenant notamment des dérivés plaquettaires PDGF) pour aider la cicatrisation des tissus lésés en voie de réparation, par exemple après suture d’un tendon d’Achille ayant subi une rupture complète (4) ;
 – sans oublier les traitements chirurgicaux qui vivent des échecs du traitement médical de ces tendinopathies et qui ont vu leur technique s’affiner au fil du temps (ténotomie percutanée des épicondyliens, peignage et débridement au tendon calcanéen, etc.).

Les ondes de choc sont certainement la révélation de ces dernières années.

Place de l’échographie

Dans ces nouvelles approches des tendinopathies mécaniques, l’échographie permet indéniablement d’améliorer leur prise en charge, même si cette technique reste très opérateurdépendante et qu’à ce jour aucune étude clinique n’est en mesure d’en fournir la preuve de façon formelle :

– l’échographie a un intérêt vis-à-vis du diagnostic de la forme anatomique d’une tendinopathie (désinsertion tendineuse au coude, enthésopathie ou tendinopathie corporéale, voire bursite associée pour le tendon calcanéen). Il faut bien sûr parfois compléter l’examen clinique et échographique par des radiographies (recherche de calcifications, d’enthésopathie) et par une IRM qui permet une étude morphologique plus précise (oedème osseux témoignant du caractère péjoratif d’une épicondylalgie ou images spécifiques de désinsertion du tendon calcanéen à sa partie antérieure) ;

– elle oriente également le thérapeute en révélant le stade évolutif de la lésion grâce à l’hypervascularisation détectée en écho- Doppler couleur qui révèle un stade inflammatoire ou lors de la phase de réparation active (figure 3).

Figure 3.
Échographie avec Doppler couleur.
Épicondylalgie dite « active » (A) et non active (B).
 

Qu’apporte l’échographie pour la prise en charge ? Il s’agit d’un examen non invasif au coût modéré, que l’on peut pratiquer en dynamique de façon bilatérale et comparative. Précisons toutefois que la signification de l’hypervascularisation ou « néovascularisation » constatée au Doppler couleur ne peut être considérée comme un élément spécifique témoignant du caractère aigu de la tendinopathie, mais plutôt d’un indice d’« activité » au niveau de la lésion (figure 3). Pour l’instant, concernant les tendinopathies mécaniques, on peut dire que cette hypervascularisation semble témoigner d’un processus en cours de réparation qui va plutôt dans le bon sens, mais ne préjuge pas du pronostic évolutif de la tendinopathie. Au plan sémiologique, l’effet Doppler est maximal sur la partie corporéale dans le cas d’une tendinopathie mécanique tandis qu’il est plus marqué sur l’enthèse et l’os cortical dans une pathologie tendineuse inflammatoire (PR, spondylarthropathie). Enfin, l’échographie permet de suivre les effets des différents traitements utilisés sur les tendinopathies qui ont tous pour but de stimuler la cicatrisation ou de générer de nouvelles lésions sur une lésion tendineuse chronique afin d’obtenir une néovascularisation, elle-même initiatrice d’une guérison potentielle. On attend donc beaucoup de l’échographie actuellement car elle couvre un champ diagnostique important et fournit une aide thérapeutique précieuse, aussi bien dans la pathologie du corps du tendon, de la jonction myotendineuse que de l’enthèse, en passant par les bourses de glissement. De plus, elle peut interpeller le praticien sur le caractère inflammatoire d’une enthésopathie pouvant orienter vers une étiologie rhumatismale.

L’hypervascularisation constatée au Doppler couleur ne peut être considérée comme un élément spécifique du caractère aigu de la tendinopathie.

L’étude de la tendinopathie épicondylienne ou épicon - dylalgie ténopériostée par échographie permet actuellement un démembrement tant sur le plan anatomique de la lésion que de son stade évolutif. On distingue ainsi dans le temps :

– un stade inflammatoire (période précoce) ;
– la formation d’une néovascularisation (cicatrisation progressive) ;
– l’apparition d’une synthèse de tissu collagène (réparation incomplète). Les différentes présentations anatomiques possibles sont les suivantes :
– enthésopathie ;
– tendinopathie pure ;
– désinsertion. Le versant superficiel ou profond du tendon est atteint sur un mode symptomatique aigu, chronique, voire séquellaire.

La douleur des tendinopathies

Physiopathologie

Qu’en est-il de la genèse de la douleur tendineuse et quelles sont ses implications thérapeutiques ? Au cours de la 24e Journée de traumatologie du sport de la Pitié-Salpêtrière (novembre 2006), H. La Montagne (Université de Montréal) a apporté des éléments importants de démembrement physiopathologique et explicité quelques mécanismes essentiels à considérer afin de mieux comprendre la réponse thérapeutique à apporter dans le cadre d’une lésion tendineuse :

– l’histopathologie de ces lésions tendineuses : atteinte avec désorganisation du tissu collagène, atteinte cellulaire (ténocytes) et de la matrice extracellulaire ;
– la notion de modèle biomécanique : la lésion entraîne une stimulation des fibres nociceptives ;
– la notion de modèle biochimique :

• le tendon endommagé génère des substances biochimiques qui à leur tour peuvent stimuler les récepteurs nociceptifs tendineux,
• le rôle important de la substance P (neurotransmetteur), du glutamate, des métallo-protéinases, PGE2, etc. ;

– enfin, le rôle primordial de la néovascularisation, phénomène qui peut être naturellement déclenché ou provoqué par un ensemble de thérapeutiques locales ciblées sur la lésion.

Traitement

Si l’on considère les aspects physiopathologiques et les effets potentiels des différents traitements sur le tendon, les expé rimentations montrent par exemple que le traitement par infiltration corticostéroïde entraîne une diminution de la douleur (substance P) et une disparition des néovaisseaux avec régression de l’inflammation et évolution vers un processus de cicatrisation plus ou moins satisfaisant. Pour autant, la phase inflammatoire dans le cadre de l’évolution d’une épicondylalgie ténopériostée est très précoce et fugace et rend excessivement étroite la fenêtre d’action d’une infiltration. De même, le délai d’action, on le sait, se situe à court ou à moyen terme. Le rôle de l’échographie consiste d’ailleurs à donner le stade évolutif lésionnel mais aussi à contrôler que les traitements locaux actifs sur la douleur le sont également sur le processus de cicatrisation : MTP, physiothérapie, notamment par ultrasons, facteurs de croissance, etc. Le but ultime de chacun de ces traitements est en effet de stimuler la vascularisation par quelque effet que ce soit (biomécanique et/ou biochimique) afin de déclencher au mieux la cicatrisation des lésions.

L’épicondylite a une évolution naturelle très longue, de l’ordre de 12 à 18 mois.

Le contrôle échographique permet de suivre la transformation de la lésion sous traitement :

– phase inflammatoire avec hypervascularisation ;
– phase de réparation active avec cicatrisation en cours et vascularisation ± développée ;
– phase de guérison ou de séquelle (6 semaines) avec cicatrice peu active et ayant une vascularisation réduite ou absente. On peut ainsi considérer qu’il existe chez un même patient plusieurs épisodes ou cycles dans le temps. Une affection telle que l’épicondylite a ainsi une évolution naturelle très longue, de l’ordre de 12 à 18 mois. Il n’existe malheureusement aucune preuve en faveur d’un traitement plus qu’un autre, et aucune recommandation pour préférer, par exemple, une séquence du type : infiltration d’emblée puis MTP ultrasons, ODC dans un 2e temps, puis exercices de rééducation… Il est en pratique préférable, quelle que soit la thérapeutique choisie par le praticien, de surveiller le processus de cicatrisation du tendon au moyen de l’écho-Doppler pour en constater les effets.

Stratégie thérapeutique dans l’épicondylite

Considérant toujours de mise le traitement par infiltration corticoïde (figure 4), quelle attitude pragmatique adopter ?

Figure 4.
Infiltration de corticoïde.
Effet antalgique sur un délai de 6 semaines. Active pendant une période inflammatoire très courte
et précoce.
 

– le but étant de passer un cap douloureux à 4-6 semaines, on réalise 1 à 2 infiltrations decorticostéroïdes (CS) à 2 ou 4 semaines d’intervalle ;
– l’infiltration est effectuée dans le péri-tendon par criblage ++ ;
– l’infiltration est associée à un protocole de rééducation avec physiothérapie et travail excentrique des tendons épicondyliens (contracté relâché en statique, protocole Stanish). Alors qu’en pratique 1 à 2 infiltrations judicieusement utilisées grâce aux éléments cliniques et à l’aspect évolutif lésionnel visualisé en écho-Doppler suffisent, 2 études contrôlées et randomisées ont montré l’effet positif à court et à moyen terme des corticostéroïdes en injection locale (Smidt 3), mais qu’à plus long terme, sur quelques mois, le résultat reste comparable à d’autres types de traitement ciblé.

Ces études menées au Royaume- Uni et aux Pays-Bas confirment que :

– il y a bien une efficacité supérieure à tout autre type de thérapeutique en faveur des corticostéroïdes jusqu’à un délai de 1 mois ;
– mais cette efficacité devient comparable, quels que soient les groupes de patients étudiés, pour tous les traitements (placebo, gels AINS, ultrasons, bracelets, infiltration CS, etc.) à long terme, soit 12 mois. Ainsi, tous les traitements peuvent agir à court et à moyen terme, mais aucune preuve à long terme n’est avancée. Le délai de 12 à 18 mois est celui nécessaire pour se poser la question de la chirurgie, surtout lorsque le tableau clinique comporte une douleur chronique avec des lésions significatives de désinsertion et plus aucun signe d’activité au niveau de la lésion en écho-Doppler. Mais avant de proposer la solution chirurgicale, qui ne représente que la sanction de l’échec du traitement médical, les traitements de 2e ligne peuvent avoir été au préalable testés.

Les ondes de choc

Il existe un effet mécanique reconnu des ondes de choc dans les tendinopathies pures selon des modalités qui sont différentes de celles utilisées dans les tendinopathies calcifiantes de l’épaule par exemple. Nous utilisons à l’INSEP les ODC radiales (Swiss Dolor Cast) avec un effet mécanique de type MTP dont le principe est de stimuler la néoangiogenèse. Le niveau de preuve d’efficacité sur une épicondylalgie est satisfaisant (5) bien qu’il existe peu d’études contrôlées de ce traitement qui a reçu l’agrément de la FDA dans cette indication. Les ODC agissent probablement mieux sur la forme tendineuse pure ou enthésopathique et probablement moins bien devant une atteinte plus étendue notamment au périoste ou lorsqu’il existe un oedème osseux à l’IRM, signe de moins bon pronostic. Il s’agit d’un traitement de 2e ligne en cas d’échec par exemple des injections locales corticostéroïdes, de la physiothérapie classique (ultrasons, MTP), mais bon nombre de patients, notamment les sportifs compétiteurs, cherchent à recourir à cette technique très prisée actuellement en première intention, voulant éviter de pratiquer des infiltrations ou encore estimant que la physiothérapie classique n’est pas assez efficace d’emblée.

Les injections de toxine botulique

N’ayant pas d’expérience en pratique de ces techniques pouvant jouer sur le relâchement et la sédation de la contracture musculaire, il paraît difficile d’en apprécier l’efficacité d’une part et d’en attester la validité d’autre part, le niveau de preuve dans la littérature semblant assez faible.

Les injections de « sang autologue » agiraient sur l’étape de la cicatrisation proprement dite.

Les injections locales de facteurs de croissance

Celles-ci sont réalisées via les injections de « sang autologue » et bénéficient également d’un vif intérêt :

– elles agiraient sur l’étape de la cicatrisation proprement dite ;
– mais très peu d’études contrôlées avec des échantillons significatifs ont été pratiquées dans l’indication tendinopathie actuellement ;
– des essais cliniques contrôlés doivent être réalisés concernant l’épicondylalgie ténopériostée, mais aucune publication n’a vu le jour pour l’instant malgré les attentes de nos patients ;
– ce traitement injecté localement au niveau du tendon lésé est issu notamment d’extraits plaquettaires centrifugés à partir du plasma des patients et semble déjà relativement utilisé comme adjuvant de cicatrisation dans le cadre de la chirurgie du membre supérieur par certains opérateurs notamment pour la réparation de la coiffe mais l’évaluation en est encore aléatoire et il est encore prématuré d’en apprécier l’efficacité ;
– enfin, il ne faut pas oublier que chez le sportif cette méthode de soins relève d’une pratique dopante et figure sur une liste de produits interdits vis-à-vis de la compétition et pouvant faire l’objet d’une sanction.

Tous les traitements peuvent agir à court et à moyen terme, mais aucune preuve à long terme n’est avancée.

In fine, que retenir pour le traitement de l’épicondylalgie notamment de l’utilisation de l’échographie et de la correspondance thérapeutique qui peut en découler ? Sachant que pour J.-L. Brasseur (service de radiologie de la Pitié-Salpêtrière), l’échographie avec effet « Doppler puissance » constitue à ce jour, dans des mains expertes, un réel progrès et peut contribuer positivement au démembrement d’une épicondylalgie et au suivi de son traitement, et aider ainsi largement le praticien.

On retiendra que :

– la haute activité vasculaire en « Doppler couleur » près du tendon au niveau de la jonction ténopériostée atteste d’une lésion récente et sévère de désinsertion qui peut si elle a un caractère chronique et séquellaire pousser parfois vers une indication chirurgicale ;

– il existe des arguments pour prescrire des traitements locaux anti-inflammatoires actifs sur une courte période de quelques jours à quelques semaines à un stade précoce de la tendinopathie ou lors d’une nouvelle poussée pour agir sur la douleur et faciliter ou accompagner le processus de réparation lésionnelle.

Références

1. Brett M et al. Treatment of tendinopathy: what works, what does not, and what is on the horizon. Clin Orthop Relat Res 2008 ; 466 : 1 539-54.
2. Lynch SE et al. Role of platelet-derived growth factor (PDGF) in wound healing: synergistic effects with other growth factors. Proc Nat Acad Sci USA 1987 ; 84 : 7 696-700.
3. Kajikawa Y et al. Platelet-rich plasma enhances the initial mobilization of circulation- derived cells for tendon healing, J Cell Physiol 2008 ; 215 : 837-45.
4. Sánchez M et al. Comparison of surgically repaired Achilles tendon tears using platelet-rich fibrin matrices. The Am J Sports of Medicine 2007 ; 35 : 245-51.
5. Staples MP et al. A randomized controlled trial of extracorporeal shock wave therapy for lateral epicondylitis (tennid elbow). J Rheumatol 2008 ; 35 : 2 038-46.



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