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Violence conjugale : quand Nadine juge intéressante une idée déjà évoquée par Michèle

Publié le 19/11/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le jeudi 19 novembre 2009 – Il est souvent rappelé que l’Espagne est un des pays d’Europe qui paye le plus lourd tribut à la violence conjugale. Ainsi, en 2008, entre 70 et 77 crimes conjugaux ont été recensés (sur une population de 46 millions d’habitants). Face à ce phénomène préoccupant, qui continue à progresser (on dénombrait 57 victimes en 2006 et 68 en 2007), les pouvoirs publics ne restent cependant pas impassibles. Plusieurs lois et dispositifs ont été mis en place. C’est ainsi notamment que les conjoints violents faisant l’objet d’un suivi judiciaire sont de plus en plus souvent contraints de porter un bracelet électronique relié à un GPS d’alerte. Ce dispositif pourrait également voir le jour en France, comme le souhaite le secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, qui en a déjà présenté les avantages au mois de septembre.

Un centre d’alerte qui reçoit plus de 1 000 appels par jour

Cependant, lors de sa visite au Centre national de surveillance des bracelets électroniques pour conjoints violents, situé à proximité de Madrid, ce mardi 17 novembre, une autre initiative a retenu l’attention de Nadine Morano. Il s’agit d’un dispositif de téléassistance mobile destiné aux femmes victimes de violence. Ce système offre tout d’abord aux femmes un suivi social régulier. Elles sont en effet contactées tous les quinze jours par le centre de coordination de la Croix Rouge pour faire le point sur l’évolution de leur situation. Par ailleurs, grâce à un téléphone portable GPS, muni d’un bouton d’alerte, ces dernières peuvent contacter, de façon très simples et vingt-quatre heures sur vingt-quatre le centre d’appel de Madrid. « Si elle est menacée, nous lui conseillons de se rendre dans un espace public proche – un supermarché par exemple – pour qu’elle ne reste pas seule et nous appelons immédiatement la police ». Aujourd’hui, selon le quotidien le Monde, 6 000 femmes bénéficieraient de ce dispositif, tandis que le centre recevrait plus de 1 000 appels par jour. Le système a résolument séduit Nadine Morano. « Nous avons déjà un arsenal législatif solide, un numéro d’appel pour les victimes et des campagnes d’information régulières, mais cela ne suffit pas », observe-t-elle.

Manque de coordination !

L’opportunité de mettre en place un tel dispositif a cependant déjà convaincu un autre membre du gouvernement, Michèle Alliot-Marie. Au début du mois, le garde des Sceaux a en effet vanté le principe de ce portable d’urgence. « Je vais lancer le 23 novembre (deux jours avant la journée internationale contre les violences faites aux femmes, ndrl) à Bobigny une première expérimentation pour équiper une vingtaine de femmes – ou d’hommes – battu(e)s de portables d’urgence », avait-elle ainsi révélé au quotidien gratuit 20 minutes. Cet apparent défaut de communication entre le secrétariat d’état à la Famille et la place Vendôme semble confirmer ce que constatait le Conseil économique, social et environnemental. Dans un rapport publié en mars, il regrettait en effet que la lutte contre les violences subies par les femmes demeure « inopérante » en raison d’un manque de coordination !



AH



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