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Résultats positifs de la pose d’une deuxième bandelette sous-urétrale pour insuffisance urinaire d’effort

Publié le 20/11/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

L’incontinence urinaire d’effort est définie par une perte involontaire d’urine à l’occasion d’une activité augmentant la pression abdominale. Chez la femme elle peut être due à une hypermobilité cervico-urétrale ou à une insuffisance sphinctérienne. La rééducation périnéo-sphinctérienne associée à des mesures hygiéno-diététiques constitue le traitement de première intention lorsqu’elle est modérée. En deuxième intention, ou d’emblée dans les formes majeures, la pose de bandelettes sous-urétrales est devenue le traitement de référence en cas d’hypermobilité cervico-urétrale.

Les résultats de cette technique sont considérés comme bons et durables. Il persiste néanmoins des fuites urinaires post-opératoires dans 5 à 30 % des cas selon le type de bandelette et l’existence d’une hypotonie sphinctérienne associée. Il peut aussi se produire une récidive de l’incontinence à long terme, en particulier après un nouvel accouchement. Se pose alors le problème d’un nouveau traitement.

Une équipe strasbourgeoise a revu les données concernant 20 patientes en échec immédiat ou secondaire après pose d’une première bandelette sous-urétrale. Elles présentaient dans leurs antécédents une ou plusieurs grossesses (65 %), une colpo-suspension par voie abdominale de Burch (20 %) ou une cure de prolapsus (20 %) et la première bandelette avait été posée par voie trans-obturatrice (n=16) ou rétropubienne (n=4).

L’incontinence persistante ou récidivante était légère à sévère mais la manœuvre de soutènement de l’urètre était positive chez toutes les participantes.
La pose de la deuxième bandelette sous-urétrale a eu lieu par voie trans-obturatrice (n=8) ou rétropubienne (n=12) : 3 mois plus tard les trois quarts des opérées étaient continentes et les autres étaient améliorées. Les résultats se répartissaient en : 11 succès et 3 améliorations dans les cas d’échec initial immédiat contre 4 succès et 2 améliorations dans les cas d’échec secondaire. Ils étaient confirmés par la diminution de 83 à 90 % du nombre de protections utilisées quotidiennement et par la baisse des moyennes des scores aux différents questionnaires de symptômes et de qualité de vie des troubles mictionnels: MHU (12 à 3), Ditrovie (3,7 à 1,8) et IQOL (67 à 95). Les visites de contrôle à 1 an montraient un résultat stable.

Au total, la mise en place d’une deuxième bandelette sous-urétrale est envisageable en cas de persistance ou de récidive d’une incontinence urinaire d’effort après un premier traitement par bandelette, sous réserve d’une manœuvre de soutien de l’urètre positive : le taux de patientes continentes à 3 mois est alors de 75 %. Dans le cas contraire, mieux vaut se tourner vers une autre technique.



Dr Odile Biechler


Scohn T et coll. : Une 2ème bandelette sous-urétrale (BSU) est-elle envisageable après échec d’une 1ère BSU en cas d’incontinence urinaire féminine à l’effort ? 103e congrès français d’Urologie (Paris) : 18-21 novembre 2009.



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