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Intérêt de la rivastigmine dans les démences type Alzheimer : une revue de la littérature

Publié le 20/11/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

La principale approche thérapeutique dans la maladie d’Alzheimer est de retarder la baisse de libération d’acétylcholine dans les synapses en inhibant la cholinestérase. La rivastigmine est l’un des inhibiteurs de la cholinestérase actuellement utilisés dans cette indication, dans quelque 60 pays dans le monde.

Afin de faire le point sur l’intérêt de cette molécule, J Birks et coll. d’Oxford ont recherché à travers divers grandes bases de données (Cochrane library, MEDLINE, EMBASE, PsycINFO, CINAHL, LILACS) toutes les publications, enregistrées jusqu’au 27 mars 2008, concernant des essais randomisés dans lesquels la rivastigmine avait été administrée plus de deux semaines à des patients souffrant de démences de type Alzheimer légère à modérée et ses effets comparés avec ceux d’un placebo.

Au total neuf essais incluant 4 775 participants ont été identifiés. A l’examen de l’ensemble de leurs résultats, il apparaît que l’administration de doses quotidiennes de 6 à 12 mg de rivastigmine est associée avec une amélioration (par rapport au placebo) de deux points du score ADAS-Cog, mesurant les fonctions cognitives (différence moyenne pondérée : -1,99, intervalle de confiance à 95 % IC95 : -2,49 à -1,50, en intention de traiter) et une amélioration de 2,2 points sur l’échelle Progressive Deterioration Scale, évaluant les activités de la vie quotidienne (différence moyenne pondérée -2,15, IC95 : -3,16 à -1,13), ceci à 26 semaines. Des doses plus faibles (4 mg par jour) ont également des effets favorables mais qui ne sont statistiquement significatifs que sur les fonctions cognitives.

Cependant ces résultats vont de pair avec un taux plus élevé d’effets indésirables (nausées, vomissements, diarrhée, anorexie, vertiges, syncopes, douleurs abdominales, maux de tête) dans le groupe traité par de hautes doses de rivastigmine par  rapport au groupe placebo. Ces effets secondaires semblent moins souvent observés avec de petites doses de rivastigmine à un rythme plus rapproché.

Par ailleurs une étude de 2008 a évalué deux patches trandermiques l’un délivrant 17,4 mg par jour et l’autre 9,6 mg par jour. L’efficacité du plus petit pach n’est pas apparue significativement différente de celle du plus grand patch ni d’une posologie orale similaire mais elle était associée à significativement moins d’effets secondaires du type nausées, vomissements, vertiges, perte de poids.

Au total, l’ensemble de ces données confirme l’intérêt de la rivastigmine dans les démences de type Alzheimer légères à modérées par rapport au placebo. La nouvelle forme en patch semble conférer l’avantage d’une efficacité comparable au traitement oral à 6 à 12 mg par jour avec moins d’effets secondaires.



Dr Marie-Line Barbet


Birks J et coll. Rivastigmine for Alzheimer’s disease. Cochrane Database Syst Rev. 2009 Apr 15;(2):CD001191




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