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Le débat sans fin autour de l’euthanasie

Publié le 20/11/2009 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le vendredi 20 novembre 2009 – C’est une proposition de loi, destinée à légaliser l’euthanasie, s’inspirant du modèle néerlandais, que présentait hier le député socialiste Manuel Vals à l’assemblée nationale. Outre la « légalisation » de cette pratique pour « toute personne majeure, en phase avancée ou terminale d’une affection grave et incurable, infligeant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée et qu’elle juge insupportable », le texte prévoit la possibilité d’une demande anticipée. Ce dispositif qui existe chez nos voisins néerlandais consiste à permettre à chacun de « rédiger des directives anticipées pour le cas où elle serait un jour hors d’état d’exprimer sa volonté ». En outre, le texte se proposait de créer une « Commission nationale de contrôle des pratiques relatives au droit de finir sa vie dans la dignité ».

La fin justifie-t-elle les moyens ?

Forts du soutien de l’opinion publique sur ce sujet (un récent sondage a révélé que 75 % des Français sont favorables dans certaines situations à une euthanasie active, même en l’absence de réglementation), les députés socialistes qui portaient la loi ont également pu bénéficier du concours de certains députés UMP. Le sujet dépasse en effet les clivages politiques comme l’a révélé l’intervention du député Henriette Martinez qui a plaidé pour la reconnaissance de cette « ultime liberté ». Parallèlement dans les rangs de la gauche, certains se sont quelque peu détachés de la proposition socialiste en plaidant plutôt pour une amélioration des soins palliatifs. Ce discours était d’ailleurs également celui du ministre de la Santé qui a déclaré : « Ce n’est pas la vie qui aliène, c’est d’abord la douleur dont il faut le libérer le patient ». Sur l’initiative du gouvernement et du groupe UMP, le vote du texte aura finalement été reporté, ce qui a provoqué la colère des élus socialistes qui ont quitté l’hémicycle pour protester contre cette tactique devenue, selon eux, systématique face à toute proposition de loi de l’opposition.



A.H.



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