Washington, le vendredi 20 novembre 2009 – Le professeur Michael
Klag, de l’université Johns Hopkins manie avec finesse
l’euphémisme. A propos de la politique adoptée dans le cadre de la
distribution de leur aide au développement par les Etats-Unis ces
dernières années, il commente : « Le planning familial n’a pas
été une priorité pour le gouvernement américain ces huit dernières
années ». C’est peu dire en effet : l’administration Bush
avait décidé de geler tous les financements délivrés aux
organisations qui défendaient le droit à l’avortement, prônaient le
préservatif plutôt que l’abstinence et promouvaient la
contraception. Michaël Holscher, responsable de l’association Marie
Stopes International, se souvient ainsi : « Non seulement nous
avons perdu l’aide de l’agence américaine pour le développement
international, mais il était difficile de trouver le soutien
d’autres gouvernements ou de travailler avec des ONG partenaires
car nous étions persona non grata aux Etats-Unis ». La
situation connaît aujourd’hui un net changement. Déjà, en mars, la
secrétaire d’Etat Hillary Clinton avait annoncé la reprise du
soutien de l’USAID aux associations délaissées par l’administration
précédente, tandis qu’hier le président des Etats-Unis a lancé un
projet d’aide au planning familial doté de 12 millions de dollars.
Il s’agit d’améliorer l’accès à la contraception des femmes de six
pays africains ainsi qu’en Indonésie et en Malaisie. Pour les
associations, la tâche reste cependant ardue. Dans certains pays
africains, il demeure en effet difficile de convaincre les pouvoirs
publics des bénéfices de la contraception.
A.H.
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