Les sages-femmes ne veulent plus attendre sagement

Paris, le mercredi 2 décembre 2009 – En mai dernier, la mobilisation des sages-femmes avait payé. Demandant la reconnaissance de leur niveau d’études à bac plus cinq à l’occasion d’une journée de mobilisation exceptionnelle, ces professionnelles avaient été rapidement entendues par les pouvoirs publics, qui avaient accédé à leur demande par le biais d’un amendement à la loi Hôpital patients santé territoire (HPST). Sans doute espèrent-elles aujourd’hui que les revendications qu’elles portent désormais connaîtront la même destinée.

Une lettre clé à 2,65 euros

Certains indices laissent cependant pressentir que la lutte devrait être plus âpre. Déjà, la précédente mobilisation des sages femmes les 30 septembre et 1er octobre n’avaient guère suscité d’écho. La rencontre qui s’en est suivie avec les responsables de l’Assurance maladie s’est d’ailleurs révélée bien décevante aux yeux des deux syndicats représentatifs, l’Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSSF) et l’Union nationale et syndicale des sages-femmes (UNSSF). Les deux organisations souhaitent une revalorisation de leur lettre clé qui est fixée depuis 2002 à 2,65 euros, une cotation qui représente la grande majorité de leurs actes. Cependant, le directeur de l’Assurance maladie, Frédéric van Roekeghem n’a pu proposer à ces professionnelles qu’une revalorisation des actes concernant le suivi des suites de couches à domicile. Pour l’ONSSF et l’UNSSF une telle réponse est inacceptable. « Si nous comprenons la nécessité d’une gestion rigoureuse des fonds de l’Assurance maladie, nous regrettons que les solutions proposées morcèlent encore un peu plus la prise en charge des patientes », écrivaient récemment les deux organisations. Aussi un nouveau mouvement de grève est-il organisé ces 2 et 3 décembre. Il concerne l’ensemble des soins à domicile réalisés par les sages femmes libérales. Ces dernières, qui rappellent que la revalorisation de la lettre clé constitue désormais le « préalable nécessaire à toute poursuite de négociation » estiment que « l’exercice même de la profession est en danger ainsi que la qualité de la périnatalité en France ».

A.H.

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