Teneur des biscuits en acide gras trans, une nouvelle différence Est/Ouest ?

Copenhague, le mardi 29 décembre 2009 – Au début des années 2000, le monde voyait se dresser devant lui un nouvel ennemi, à combattre partout : les acides gras trans. Produit de l’hydrogénation des huiles de colza et de soja, ces acides gras trans étaient en effet au début du nouveau siècle fortement présents dans les aliments industriels, dont ils augmentent le temps de conservation et amollissent la texture. Observant que ces « gras trans » avaient un impact non négligeable sur la santé cardiovasculaire, de nombreux médecins menèrent bientôt une véritable croisade contre ces substances. Parmi eux, la contribution des chercheurs danois de l’hôpital Gentofte (université de Copenhague) fut souvent décisive. C’est notamment à eux que l’on doit les revirements de Mc Donald, qui, en 2006 annonça sa volonté de faire disparaître les gras trans de ses fritures. Les responsables de la firme avaient été édifiés (et alertés par la chute de leur cotation en bourse !) par une étude de l’équipe de Steen Sender qui avait révélé la forte teneur en acide gras trans des plats proposés par la célèbre marque de fast food. Cependant, pour en avoir le cœur net, les chercheurs danois avaient eux-mêmes testé les produits vendus par Mc Donald dans différents pays et avaient noté que des différences persistaient selon les états.

Pas d’Europe des gras trans ?

Il semble qu’il en est des biscuits comme des frites. Dans une récente étude, les chercheurs de l’hôpital Gentofte se félicitent en effet de constater que, dans les biscuits industriels commercialisés en Europe de l’Ouest, la teneur en acide gras trans a très fortement diminué, voire a disparu. La situation est bien différente en Europe de l’Est. A titre d’exemple, le Figaro citait la semaine dernière le cas de gâteaux commercialisés par une marque de supermarché française qui contiennent en France 0,8 % d’acide gras trans, quand ils en affichent 14,3 % en Pologne. « A l’Ouest, la pression des associations et de l’opinion a été efficace, alors qu’elle ne fonctionne pas à l’Est », remarque Steen Sender. Face à la lutte contre les acides gras trans, il semble en effet que la machine européenne soit bien en peine de gommer les différences entre l’Est et l’Ouest.

L.C.

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