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H1N1 : la vaccination pourrait-elle avoir des effets pervers ?

Publié le 02/01/2010   |  2 réactions Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Le Dr Fisch, praticien à l’hôpital de Villeneuve Saint Georges (Val de Marne) et ancien chef de clinique en Maladies infectieuses, n’y va pas par quatre chemins : « les virus saisonniers prévus cette année (A/Brisbane/59/2007 (H1N1), A/Brisbane/10/2007 (H3N2), B/Brisbane/60/2008) n’ont pas montré leur nez. Le A (H1N1)v a imposé sa domination, sans doute par sa contagiosité supérieure. De ce fait, à ce jour, le virus variant a sauvé énormément de vies ». Une affirmation surprenante, qui mérite sans doute les explications qui suivent : « Une grippe saisonnière normale, bon an mal an, tue 5 000 personnes en France, dont 1 à 2 % ne présentant pas de facteurs de risque. A ce jour le virus variant en a tué à 168 reprises (bilan au 21 décembre) [NDRL : 191 au 28/12] et on admet que dans 20 % des cas, les victimes n’avaient aucun facteur de risque. Conclusion logique : dans l’état actuel du virus variant, il n’est pas pertinent de vacciner : une vaccination massive aurait peut-être levé la pression dominante que ce nouveau virus exerce sur les virus saisonniers ; nous aurions alors peut-être eu une double épidémie avec les deux mortalités cumulées… »

Un raisonnement qui a le mérite de paraître logique, mais auquel cependant n’adhèrent pas (complètement) d’autres spécialistes de la question. Dans les commentaires qui suivent cette déclaration péremptoire, Antoine Flahaut, médecin épidémiologiste, se montre plus nuancé et ne pense pas inopportun de continuer les vaccinations. Pourquoi serait-il dangereux de se faire vacciner par un produit dont on a une expérience planétaire plutôt réussie, qui ne semble pas faire courir de risque particulier et peut encore protéger contre le retour –certes hypothétique- du virus durant l’hiver ? Force lui est cependant de constater que la population française s’est effectivement montrée réticente à suivre les recommandations préconisées, un phénomène qui s’est largement vérifié dans la plupart des pays occidentaux. L’heure des bilans, largement anticipée par certains, viendra bientôt et permettra peut-être de comprendre, entre autres, les raisons de cet échec cuisant sanctionné par l’impossibilité de convaincre une population qui ne souhaitait pas se faire vacciner.

Ces remarques et propos ont été échangés dans le Journal de la pandémie 2.0, tenu par deux médecins connus de ceux qui s’intéressent à la grippe (et même plus) Antoine Flahaut, Directeur de l’Ecole des hautes études en santé publique, et Jean Yves Nau, journaliste longtemps apprécié des lecteurs du Monde. Il s’agissait (et il s’agit encore) pour eux de se lancer dans le récit détaillé de la pandémie grippale. L’année 2009 vient de se terminer et, en France, la vague épidémique automnale redescend doucement. Elle est presque passée sous le seuil épidémique, aux USA et ailleurs. « Plus la pandémie avance et plus ceux qui se passionnent pour ce phénomène sont sans cesse tentés de dresser les premiers bilans » affirment les auteurs. Celui des vaccins et des stocks vaccinaux ne sera certainement pas le plus facile à mener. En attendant, ceux qui hésitent encore liront avec intérêt leur dernière chronique sur le sujet, 4 millions de vaccinés et moi et moi et moi !



Dr Jack Breuil


Fisch A. Inconvenants stocks vaccinaux. In "Le journal de la pandémie 2.0", décembre 2009. http://blog.slate.fr/h1n1




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Vos réactions

Arrogance

Le 11 janvier 2010

Il est urgent de bannir l'arrogance de nos comportements et discours... Avis aux grands singes qui nous gouvernent !

Où en est le Mexique ?

Le 11 janvier 2010

Je voudrais savoir ce qui se passe au Mexique actuellement Ont-ils vacciné ? Pas à ma connaissance Où en sont-ils dans leur épidémie ?

Zahia Abdoun

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