Stress au travail, combien ça coûte ?

Paris, le vendredi 8 janvier 2010 – La dénonciation cet été des conditions de travail de certains cadres et salariés de grandes entreprises telle que France Telecom a incité les pouvoirs publics à s’intéresser de façon plus précise à ce phénomène. Outre la mise en place de groupes de travail et de programmes d’action, une enquête a été commandée à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) et aux Arts et Métiers Paris Tech afin de procéder à une évaluation du coût national représenté par le stress professionnel, qu’il s’agisse des « dépenses de soins, celles liées à l’absentéisme ou encore aux cessations d’activité ». Selon les premiers éléments de l’étude rendus publics hier, le coût du stress au travail aurait représenté entre 1,9 et 3 milliards d’euros en 2007. Ces données ont été établies sur la base de la comptabilité nationale et des comptes de santé publique et concernent 27,8 millions de salariés actifs. Elles doivent cependant encore être précisées, notamment par que les auteurs de l’enquête n’ont pour l’heure pris en compte « qu’un seul facteur de stress, le « job strain », c'est-à-dire les situations de travail tendues ». En outre, l’enquête a écarté un certain nombre de pathologies qui pourraient être favorisées par le stress professionnel. Les auteurs ont par ailleurs tenu à souligner que si leurs travaux présentent une « évaluation relativement rigoureuse du coût des soins et de la perte de richesse pour la société », ils ne permettent pas d’appréhender « toute la dimension du coût pour l’individu, et en particulier la souffrance et la perte de bien être que le stress occasionne ».

La seconde étude rendue également publique hier par le ministère du travail permettait de se pencher plus certainement sur les conséquences individuelles du « stress professionnel ». Menée par les départements statistitiques du ministère du Travail et de la Santé et par l’INSEE, cette enquête réalisée auprès de 14 000 personnes travaillant depuis moins de dix ans indiquent que celles « dont les parcours sont peu marqués par la précarité et les mauvaises conditions de travail se déclarent plutôt en bonne santé », à la différence des salariés dont la vie professionnelle a été entachée par le chômage et autres difficultés.

A.H.

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