Profil génétique et cortisol impliqués ensemble dans la dépression de l’adolescent

Dans les travaux explorant la dimension génétique en psychiatrie, un candidat très apprécié est actuellement le gène promoteur de la protéine transportant la sérotonine (5-HTTLPR), et plus particulièrement son allèle court (s, short) prédisposant, semble-t-il, à des épisodes dépressifs à l’âge adulte.

Une étude britannique confirme, dans les deux sexes, l’implication de cet allèle s dans le déterminisme de la dépression : les sujets homozygotes pour l’allèle s du 5-HTTLPR ont une réactivité exacerbée au stress psychosocial, liée au cortisol, et pouvant accroître leur susceptibilité à la dépression. Ayant d’ailleurs des niveaux de cortisol plus élevés, les enfants de parents dépressifs se révèlent également plus vulnérables en matière de dépression.

Pour étayer cette étude prospective (où manquent toutefois des données plus précises sur le fonctionnement de l’axe hypothalamo-antéhypophyso-surrénalien), les auteurs ont mesuré le taux matinal de cortisol salivaire chez 403 adolescents. Âgés de 12 à 17 ans, et présumés à haut risque dépressif : parents avec antécédents psychiatriques, deuils survenus dans l’adolescence, difficultés pour gérer les émotions, mésentente ou séparation des parents, problèmes relationnels avec la famille ou avec les pairs… La fréquence des épisodes dépressifs est effectivement augmentée chez les jeunes ayant l’allèle s et un taux de cortisol plus élevé.

Selon les promoteurs de cette étude (s’inscrivant dans le modèle ‘‘G x E’’ de l’interaction entre le gène et l’environnement), l’allèle court du 5-HTTLPR peut ainsi sous-tendre l’association positive entre le taux de cortisol et l’apparition ultérieure d’un épisode dépressif.

Dans les travaux explorant la dimension génétique en psychiatrie, un candidat très apprécié est actuellement le gène promoteur de la protéine transportant la sérotonine (5-HTTLPR) [1], et plus particulièrement son allèle court (s, short) prédisposant, semble-t-il, à des épisodes dépressifs à l’âge adulte.

Une étude britannique confirme, dans les deux sexes, l’implication de cet allèle s dans le déterminisme de la dépression : les sujets homozygotes pour l’allèle s du 5-HTTLPR ont une réactivité exacerbée au stress psychosocial, liée au cortisol, et pouvant accroître leur susceptibilité à la dépression. Ayant d’ailleurs des niveaux de cortisol plus élevés, les enfants de parents dépressifs se révèlent également plus vulnérables en matière de dépression.

Pour étayer cette étude prospective (où manquent toutefois des données plus précises sur le fonctionnement de l’axe hypothalamo-antéhypophyso-surrénalien), les auteurs ont mesuré le taux matinal de cortisol salivaire chez 403 adolescents. Âgés de 12 à 17 ans, et présumés à haut risque dépressif : parents avec antécédents psychiatriques, deuils survenus dans l’adolescence, difficultés pour gérer les émotions, mésentente ou séparation des parents, problèmes relationnels avec la famille ou avec les pairs… La fréquence des épisodes dépressifs est effectivement augmentée chez les jeunes ayant l’allèle s et un taux de cortisol plus élevé.

Selon les promoteurs de cette étude (s’inscrivant dans le modèle ‘‘G x E’’ de l’interaction entre le gène et l’environnement), l’allèle court du 5-HTTLPR peut ainsi sous-tendre l’association positive entre le taux de cortisol et l’apparition ultérieure d’un épisode dépressif.

[1] 5-Hydroxy-Tryptamine Transporter Linked Polymorphic Region

Dr Alain Cohen

Référence
Goodyer IM et coll. : Serotonin transporter genotype, morning cortisol and subsequent depression in adolescents. Br J Psychiatry 2009 ; 195 : 39-45.

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