J.-M. LEVAILLANT, M. MABILLE,
CPDP, Clamart
Échographie 3D et scanner 3D permettent une observation
minutieuse du squelette foetal. Ces deux techniques ont chacune des
indications spécifiques et une grande complémentarité. Voici en
images notre point de vue de l’utilisation de ces nouvelles
techniques d’investigation osseuse.
L’échographie 3D
Pour quels signes d’appels ?
Anomalie biométrique d’un os long.
Anomalie morphologique d’un os long.
Anomalie morphologique squelettique : face, rachis, etc.
Nécessité d’une approche volumique.
Importance du diagnostic pour pouvoir donner un pronostic.
Champ d’application au squelette
Échographie 3D « mode squelette ».
Reconstructions multiplanaires.
Mode de reconstruction volumique Écho 4D « mode squelette » qui
remplace avantageusement le 2D par une visualisation rapide de
l’ensemble du squelette foetal.
Association alternative des surfaçages
peau/os. L’échographie 3D-4D permet un examen précis de
structures osseuses mal visualisées en 2D : sutures, clavicules,
omoplates, ilion et bassin (figures 1 à 7).
Le scanner
Pour quel foetus ?
Diagnostic de maladie osseuse
constitutionnelle (MOC) de diagnostic anténatal difficile :
• immaturité squelettique ;
• description échographique prénatale vs radiologique
postnatale ;
• nécessité d’une approche volumique. Importance du
diagnostic pour pouvoir donner un pronostic.
Indications validées par les radiopédiatres membres du Groupe
radiopédiatrique de recherche en imagerie foetale (GRRIF)
• Pas d’indication pour les RCIU sans déformation
osseuse, sauf brièveté osseuse majeure (> 1 mois de
décalage).
• Peu d’indication avant 25 SA (difficultés diagnostiques,
cas urgents), pas d’indication avant 22 SA (figures 8 à 10).
• Anomalie de morphologie osseuse ± de croissance,
notamment si incertitude à l’issue de l’échographie 2D et 3D.
Recommandé +++ au 3e trimestre (bonne minéralisation, échographie
limitée [figures 12 à 15] ).
• Étude de structures osseuses complexes
(bassin, rachis, pôle céphalique), étude des proportions du
squelette foetal.
Indications sur décision d’un centre multidisciplinaire de
diagnostic anténatal
Paramètres variables et limites de l’examen
• Développement osseux du foetus :
• taille des os,
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Figure 16. Étude en coupes
fines, en MIP et en VR.
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• minéralisation :
épiphyses non visibles,
pas de quantification précise
visible.
• Pas d’analyse des parties molles.
• Mouvements foetaux (jeune foetus ++) à l’origine
d’artefacts.
• Poids de la patiente.
Protocole
Scanner multidétecteur (16 à 256 actuellement)
100 Kv-120 Kv 100-120 mAs.
CTDI (index de dose scanogrpahique) : mère
environ 5 mGy et foetus environ 3 mGy.
Pas de topogramme si possible (mesure de la
hauteur utérine).
Une hélice sans injection, couvrant tout
l’utérus (+ bassin si besoin d’une pelvimétrie).
Pas de sédation.
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Figures 17 et 18. Exstrophie vésicale en
échographie.
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Apnée maternelle (environ 5-6 s) ±
hyperventilation avant acquisition.
Réitération si artefact de mouvement gênant le
diagnostic.
Post-traitement
Suppression du squelette maternel.
Isolement du squelette foetal.
Étude multiplanaire en coupes fines et en MIP
(Projection d’intensité maximale), étude en rendu volumique (RV)
(figure 16).
Compte-rendu
Corrélation au terme +++.
• Biométrie (BIP, PC, fémur, humérus).
• Estimation de l’âge osseux foetal.
• Estimation de la minéralisation (comparaison).
• Forme.
Exstrophie vésicale en échographie (figures 17 et 18).
Exstrophie vésicale en scanographie : étude du pelvis osseux :
diastasis interpubien (figures 19 à 22).
Grille de compte-rendu type (GRRIF) (figure 23).

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Figures 23. Grille de compte-rendu type
(GRRIF).
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Fente unilatérale de découverte tardive à 36 SA : aide au bilan
chirurgical (figures 24 et 25).
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Figures 24 et 25.
Fente unilatérale de découverte tardive à 36 SA : aide au
bilan chirurgical.
Échographie 3D et coupes MIP scanographiques.
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Copyright © Len medical, Gynecologie pratique, décembre 2009